Les vermifuges équins de saison sont hors-saison cette année !

Publié le par Anne Cat et François

 

L'hiver a été doux, les parasites n'ont pas beaucoup souffert et c'est avec vigueur qu'ils fêtent le retour des beaux jours !

 

Des petits strongles qui se réveillent fin février ? Des ténias qui pondent au mois de décembre ?... voilà qui bouleverse nos habitudes et nos calendriers des vermifuges !

 

Le calendrier minimaliste consiste à donner les 3 vermifuges suivants.

 

Périodes de vermifuge

Molécules

Entre juin et août

Ivermectine

Entre septembre et octobre

Mébendazole, Febendazole pâte ou pyrantel

Dès les premières gelées

Moxidectine ou ivermectine

 

En l'absence de températures négatives prolongées, les parasites ont tous survécu à l'hiver. Le résultat est une contamination précoce et intense. Dans ces conditions (ou si le cheval est fragile), on rajoute un vermifuge plus tôt dans la saison afin de limiter l'infestation par les petits strongles notamment.

 

Ce vermifuge devra (pour être efficace) être à base de moxidectine ou d'ivermectine. Etant donné que votre prochain vermifuge sera de l'ivermectine, la moxidectine est la molécule la plus appropriée.

 

En effet, pour éviter que les vers résistants ne s'accaparent l'ensemble du tube digestif, on ne traite jamais deux fois avec la même molécule. On évite aussi les sous-dosages ou les traitements « homéopathiques » sur longue durée.

 

Petit rappel : Les vermifuges ont des dates de péremption qu'il faut vérifier avant usage. Une seringue peut être utilisée pour deux chevaux uniquement s'ils partagent la même pâture (ou qu'ils sont voisins de box) et s'ils sont traités au même moment. Une seringue ouverte ne se conserve pas toujours, vérifiez les indications du fabricant. Il faut traiter pour le poids exact du cheval et suivre scrupuleusement les indications des fabricants. Une fois le traitement fait, on s'assure de la non-réinfestation (par le ramassage des crottins), de l'efficacité du traitement (par la visualisation du résultat dans les crottins) et de l'absence d'effets secondaires.

 

Jument gestante ou suitée : Vérifiez toujours que le traitement ne risque pas d'avoir de répercussion sur l'état de santé de la jument ou du poulain.

 

N'oubliez pas de traiter aussi contre les parasites plus « spécifiques » pour les chevaux qui côtoient des ruminants, des ânes, des mulets ou des poulains.

 

Pour ces parasites, il est de coutume de dire qu'il faut traiter régulièrement entre mars et septembre. Au vu de l'activité parasitaire, n'hésitez pas à traiter un peu plus tôt cette année et de façon rapprochée.

 

Avec un peu de chance, un été sec nous détruira suffisamment de parasites pour nous épargner le dilemme des vermifuges d'automne... mais d'ici là, nous pourrons en reparler !

 

Quelques articles que je vous recommande de lire avant de traiter :

 

Comparaison des vermifuges équins autorisés en France

Qu’est-ce qu’un beau crottin ?

Médicament vétérinaire, notice ou caractéristiques

Bien vermifuger son cheval c’est bien déterminer son poids

 

Anne KAEFFER

 

Cet article a été rédigé par un membre de l'équipe de Techniques d'élevage. Retrouvez tous nos articles sur http://www.techniquesdelevage.fr ou http://anneetcat.wix.com/techniques-elevage.

Cheval licolé. Image soumise à droits d'auteurs. Techniques d'élevage 2014.

Cheval licolé. Image soumise à droits d'auteurs. Techniques d'élevage 2014.