La lutte contre les insectes : les idées préconçues

Publié le par Anne Cat et François

 

Dans le cas de la lutte contre les escadrilles volantes mordeuses et piqueuses, les paroles s'envolent mais les idées restent. Lorsque l'on souhaite rester aux méthodes naturelles alors la vitamine B1, l'ail et la citronnelle font partie des méthodes préconisées mais qu'en est-il vraiment de leur efficacité ?

 

La vitamine B1 est décrite comme possédant des propriétés répulsives et pourtant ni elle ni ses métabolites ne se distribuent dans la peau ou le poil.

 

La seule autre option pour une activité répulsive est une élimination par la sueur.

 

Cette voie mineure de l'élimination dépend de la concentration libre du produit dans le sang or cette chère vitamine est libre en infime quantité et celle-ci est majoritairement éliminée par voie rénale. Cette option n'en est donc plus une.

 

D'ailleurs pour la vitamine B1 et l'ail par voie orale, une étude chez l'Homme a démontrée leur inefficacité.

 

Comme pour la vitamine B1, le métabolisme est le même chez l'Homme que chez les animaux, on peut donc conclure que l'extrapolation est possible.

 

Par contre pour l'ail, la digestion par les microorganismes de l'intestin pourrait produire des molécules particulières donc l'extrapolation n'est pas possible. Cependant, tout le marketing sur le fait que comme cela marche chez l'Homme, cela marche pour les animaux, tombe à l'eau.

 

La citronnelle a prouvée son efficacité durant... 3 à 20 minutes ! C'est le temps nécessaire à la perte des molécules volatiles et donc de son efficacité.

 

Il nous reste l'huile classique qui agit en faisant de la peau et des poils une véritable patinoire pour moustiques et en formant un film dans l'appareil piqueur (une sorte de tube).

 

Bonne journée.

 

François KAEFFER

Chevaux au pâturage. Techniques d'élevage, 2014. Image soumise à droits d'auteur.

Chevaux au pâturage. Techniques d'élevage, 2014. Image soumise à droits d'auteur.