Le tic de l'ours en images

Publié le par Anne Cat et François

Lorsqu'on voit un cheval balancer la tête, on parle souvent de "tic de l'ours". Or, le vrai tic de l'ours est finalement assez rare. Nous en avions parlé dans un article il y a quelques temps. Et voilà qu'au détour d'une de mes promenades équines, j'ai eu la chance de trouver un cheval qui tique à l'ours. 

Evidemment, j'en a fait une vidéo pour les lecteurs de Techniques d'élevage : 

Cheval qui tique à l'ours. Techniques d'élevage, 2014. Images soumises à droit d'auteur

Vous remarquerez sur cette vidéo que toute la masse du cheval bouge et non seulement la tête et/ou l'encolure. 

 

Vous remarquerez aussi les oreilles décontractés qui bougent. Par moment le cheval mâchonne. Le regard aussi est doux et calme comme on peut le voir de plus près sur la photo suivante : 

 

Regard paisible du cheval qui est apaisé par son tic. Techniques d'élevage. Image soumise à droits d'auteur.

Regard paisible du cheval qui est apaisé par son tic. Techniques d'élevage. Image soumise à droits d'auteur.

 

Vous pouvez aussi constater la zone de poil usée à l'endroit où la porte frotte. Elle est d'autant plus visible que nous sommes à la fin de l'hiver. Pour prendre cette photo et faire la mise au point, nous avons été obligés d'arrêter un instant le balancement en mettant la main sur la ganache. Le cheval s'est instantanément tendu et a montré de la mauvaise humeur. 

Sitôt lâché, le balancement a repris et le cheval est redevenu calme. 

 

Zone de poil usée par le frottement sur un cheval qui a le tic de l'ours. Techniques d'élevage. Image soumise à droits d'auteur.

Zone de poil usée par le frottement sur un cheval qui a le tic de l'ours. Techniques d'élevage. Image soumise à droits d'auteur.

 

Remarque : si vous voyez un cheval qui tique à l'ours, n'en déduisez pas qu'il n'est pas bien ou que ses conditions ne lui conviennent pas. Cette habitude peut avoir été prise des années auparavant et une fois installée perdurer. 

Pour qu'elle apparaisse, il suffit d'avoir un environnement qui ne convient pas au cheval et qui le stresse pendant une période suffisamment longue pour qu'il trouve ce dérivatif. On pense souvent à une vie en box sans des sorties suffisantes. Donc à un propriétaire peu attentif au bien-être du cheval. 

 

Mais cela peut aussi bien être un cheval qui a été malade ou accidenté et pour lequel le vétérinaire a prescrit un repos au box afin qu'il puisse guérir. On a alors tous les ingrédients : ennui et stress du fait des soins, de l'état de santé et de la douleur. 

 

Ou alors un jeune cheval terrorisé par son voisin accariâtre ou un perfectionniste et qui a peur de mal faire. 

Autrefois on mettait un bout de bois en travers de la porte pour empêcher le cheval de le faire. Parfois, le cheval se mettait simplement à le faire au milieu de son box... avec en outre, un air forcément moins pur et un isolement plus important. 

Parfois, il arrêtait, mais on risquait alors que le stress réapparaisse et qu'on arrive à des problèmes encore plus sérieux type ulcères par le simple fait qu'il lui était impossible de se bercer. 

A bientôt. 

 

Catherine Kaeffer

Publié dans Spéciale équidé

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