Une part de mer dans l'alimentation équine : l'iode.

Publié le par Catherine, François et Anne

 

La mer, les vagues, la plage, l'air marin... et surtout l'iode présent en quantité. Bien que vous rêviez d'y refaire un tour, vos chevaux ont eux aussi besoin de cet élément indispensable pour leur survie.

 

Mais à quoi sert-il ?

 

La thyroide, sous l'action de la TSH produite par l'hypophyse, synthétise deux hormones : la T4 (en grande majorité) et la T3 (la plus active).

 

La grande différence entre ces deux hormones est le nombre d'atomes d'iode liés : 3 atomes d'iode pour la T3 et 4 pour la T4. Une fois la T4 dans le sang, elle est prise en charge par le foie qui grâce à la iodothyronine 5'-deiodinase donne la T3.

 

La T3 possède de nombreuses activités sur :

 

  • la glycolyse avec pour effet, l'augmentation du métabolisme du glucose (production d'énergie et de chaleur).

     

  • l'accélération de l'activité cardiaque par action sur les fibres musculaires.

     

  • la maturation de l'encéphale.

 

  • la croissance du squelette (métabolisme phospho-calcique) et la puberté.

 

Pas d'iode, pas d'hormones !

 

En cas de carence, on obtient une hypothyroïdie caractérisée par un goitre (dans les cas graves et sur long terme), un retard de croissance, une frilosité excessive, un manque de dynamisme et un stockage des graisses exagéré.

 

Par contre, le cheval est assez sensible à la toxicité de l'iode avec pour conséquence un hypertrophie de la thyroïde extrême (faiblesse, poils longs, anomalies importantes au niveau des membres chez les poulains) puis la mort.

 

Comme toujours, nous sommes pris entre deux feux : la carence et l'intoxication.

 

Bonne journée.


François Kaeffer

Cheval au pré. Techniques d'élevage 2014. Image soumise à droits d'auteur

Cheval au pré. Techniques d'élevage 2014. Image soumise à droits d'auteur