Pathogènes et analyses

Publié le par Catherine, François et Anne

 

 

Lorsqu’un animal est malade, on réalise parfois des analyses bactériologiques, mycologiques ou virologiques.

 

Mais si ces analyses peuvent revenir positives ou négatives, la méthode employée a son importance.

 

La première question à se poser est « qu’est-ce qu’on cherche en faisant cette analyse ? »

 

On peut rechercher le pathogène (appelé antigène la plupart du temps) ou des anticorps spécifiques de cet antigène.

 

Si le résultat de l’analyse est positif. On a donc détecté l’antigène ou l’anticorps. On aura donc soit un antigène présent de façon certaine, soit une réaction immunitaire spécifique à l’antigène.

 

Autrement dit, si on a un résultat positif avec présence d’antigène, on peut dire « l’animal est malade à cause de cet antigène ou l’antigène est présent ». Prenez garde à ne pas le déclarer de suite responsable de tous vos maux. Il peut être présent et « innocent » en ce qui concerne l’état de l’animal.

 

Si on a un résultat positif avec présence d’anticorps, on pourra dire « l’animal a été infecté par cet antigène et il l’est peut-être encore ».

 

Si le résultat de l’analyse est négatif. On n’a pas détecté l’antigène ou l’anticorps.

 

Si c’est l’antigène qui n’est pas détecté, il ne peut pas être responsable de l’état de l’animal.

 

Si c’est l’anticorps qui n’est pas détecté, l’animal peut avoir été en contact avec l’antigène que très récemment (depuis moins de 3 jours) ou être suffisamment immunodéprimé pour ne pas avoir réagi.

 

La deuxième question à se poser est « ce résultat est-il fiable ? »

 

Pour répondre à cette question, renseignez-vous sur la probabilité d’avoir des faux positifs ou des faux négatifs. Prenez aussi le temps de considérer les conditions de prélèvement, de stockage, de transport… qui ont pu interférer dans votre résultat.

 

Enfin, n’hésitez pas à faire d’autres analyses ou à doubler la première à quelques semaines d’intervalle pour observer des changements ou conclure plus facilement.

 

L’exemple le plus couramment cité est le résultat positif par détection d’anticorps spécifiques d’une maladie. Refaire le test quelques semaines après permet de voir l’évolution du nombre d’anticorps et de confirmer l’infection. Si le taux d’anticorps détecté augmente, l’animal est malade. S’il reste stable, on peut supposer qu’il s’agit d’un problème ancien. S’il diminue, on est en voie de guérison.

 

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Canton sur la paille. Techniques d'élevage. Tous droits réservés

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