Les ulcères : les ânes aussi sont concernés

Publié le par Catherine, François et Anne

 

On pourrait les croire stoïques, inébranlables sur leurs quatre sabots, et pourtant, ils sont presque un âne sur deux à souffrir de syndromes d’ulcères gastriques.

 

Les raisons sont multiples.

 

Une alimentation qui est souvent discontinue, déséquilibrée ou excessive pour des animaux aux besoins parfois faibles. Des zones surpâturées, des jeuns "organisés", des complémentations inappropriées pour essayer de réguler un apport qui n'est pas adapté.

 

Un caractère qui, malgré les apparences, est parfois très sensible au stress. Une expression du stress qui n'est pas toujours évidente à percevoir.

 

Une robustesse qui pousse certains à considérer que l’utilisation des vermifuges est futile. La gestion des parasites en général est le plus souvent considérée comme secondaire chez l'âne qui tolère bien une infestation importante.

 

Un comportement et une façon de réagir qui donnent des symptômes plus discrets, méconnus ou plus souvent ignorés.

 

C’est ce mélange de facteurs qui entraîne aujourd’hui la recrudescence des cas d’ulcères gastriques, parfois mortels, chez les ânes et les autres hybrides. Les ânes souffrent, en silence, de syndromes d'ulcères gastriques allant de la simple irritation à un ulcère potentiellement mortel.

 

Il est donc important, même chez cet animal apparemment robuste et calme, de veiller à son confort moral ou physique, à son alimentation et à pratiquer régulièrement les soins préventifs ou curatifs appropriés.

 

Cet article a été rédigé par un membre de l’équipe de Techniques d’élevage :

http://www.techniquesdelevage.fr

http://anneetcat.wix.com/techniques-elevage

 

Âne dans sa pâture. Tous droits réservés. Techniques d'élevage 2015

Âne dans sa pâture. Tous droits réservés. Techniques d'élevage 2015

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