Dermatite estivale récidivante équine

Publié le par Catherine, François et Anne

 

 

 

 

Affection présente autant chez les chevaux que chez les ânes, elle peut se déclarer chez les jeunes à partir de 2 ans ou plus tardivement sur des équidés adultes, voire à la faveur d'un changement d'environnement.

 

Un environnement avec des zones humides en été, l'absence d'abris semi-fermé, le pâturage à l'aube, au crépuscule, de nuit ou la présence de bovins sont autant de facteurs qui peuvent augmenter les risques de dermatite estivale récidivante.

 

La dermatite estivale récidivante, c'est aussi souvent une affaire de famille.

 

Prédisposition génétique, environnement défavorable, saison... voilà ce qui pourrait déclencher la dermatite estivale récidivante et la rendre, années après années, plus difficile à vivre pour l'équidé.

 

Mais qu'est-ce que la dermatite estivale récidivante ?

 

C'est une allergie à la salive d'insectes (dont les culicoïdes mais pas uniquement) qui va déclencher une réaction cutanée désagréable : les poils se hérissent, la peau rougit, cloque et démange intensément l'équidé.

 

Cette démangeaison amène des grattages frénétiques, des tentatives vaines pour se soulager, qui aboutissent aux symptômes visibles : des pertes de poils, des plaies, des croûtes, des zones où la peau se durcit, des suintements parfois importants...

 

On observe généralement une localisation des lésions au niveau du dos, de la partie supérieure de l'encolure, de la base de la queue, de la ligne blanche, de façon relativement symétrique.

 

Ces symptômes physiques se conjuguent avec un comportement irritable, impatient, une sensibilité accrue, voire un refus du contact.

 

Il n'est pas rare que des bactéries profitent de cette situation. On observe alors des complications et la dermatite estivale récidivante auparavant reliée à l'activité des insectes, peut devenir permanente.

 

Les symptômes de la dermatite estivale récidivante sont tels qu'on ne peut pas établir de diagnostic de certitude. Beaucoup d'autres affections cutanées peuvent y ressembler et on ne peut pas être certain que la dermatite estivale récidivante est seule en cause.

 

Les tests diagnostics de la dermatite estivale récidivante équine ne sont pas toujours très concluants.

 

Il n'est donc pas rare de devoir effectuer plusieurs traitements avant de trouver de quel problème dermatologique votre équidé souffre, faites donc preuve de patience et ne négligez aucune piste de réflexion.

 

Il est conseillé de contacter un vétérinaire qui pourra vous guider dans le choix des traitements et soulager, au moins temporairement, les souffrances de votre équidé.

 

En attendant, il est préférable de rentrer l'équidé dans un abri semi-fermé ou au box car les insectes en cause ne rentrent pas dans les espaces confinés. Vous pourrez sortir votre équidé les jours venteux, pluvieux ou en milieu de matinée.

 

L'application d'insecticide sur les parois de l'abri ou sur l'équidé (en prenant garde d'éviter les zones blessées) peut également aider. Une protection mécanique avec de l'huile peut être bénéfique sur les zones irritées.

 

Retirez au fur et à mesure les tas de crottins et évitez la proximité du fumier qui attire les insectes.

 

Si l'hypothèse est bonne, il faut attendre 3 semaines pour voir une amélioration.

 

Cet article a été rédigé par l'équipe de Techniques d'élevage. Retrouvez tous nos  articles sur http://www.techniquesdelevage.fr ou http://anneetcat.wix.com/techniques-elevage

 

 

Cheval et insectes. Tous droits réservés. Techniques d'élevage

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