Douleur et guérison

Publié le par Catherine, François et Anne

 

 

 

La douleur est souvent présente chez l'animal blessé ou malade. Elle peut être sourde ou aiguë, mais elle affecte toujours la guérison d'une façon ou d'une autre.

 

La plupart des propriétaires souhaitent ne pas voir leur animal souffrir. De nombreux professionnels ne sont pourtant pas enclins à faire cesser la douleur. Cette opposition récurrente est liée au rôle ambiguë que joue la douleur dans de nombreuses affections.

 

La douleur est une alerte conservatrice. Elle provoque chez l'animal une immobilisation partielle ou totale et peut l'amener à se cacher.

 

La douleur est donc considérée comme nécessaire lors de la guérison de certaines affections qui nécessiteraient, sans elle, une immobilisation artificielle à la fois contraignante et incompréhensible pour l'animal.

 

La douleur pourra être utilisée par certains professionnels dans l'établissement d'un diagnostic ou pour suivre l'évolution d'une affection. Sa présence, son intensité et son absence seront alors de précieux indices qu'il ne faudra pas effacer.

 

La lutte contre la douleur semble alors dénuée de sens chez l'animal et pourtant, si la douleur est un atout, elle constitue, dans certains cas, un obstacle à la guérison.

 

La douleur, amenant l'animal à restreindre ses mouvements, peut générer une négligence des besoins vitaux. L'animal souffrant n'ira plus se désaltérer, se nourrir ou faire ses besoins. Gardant tous ses « problèmes » pour d'autres moments plus propices, il pourra en oublier la sensation de faim ou de soif.

 

Or une bonne hydratation et une bonne alimentation sont indispensables à l'animal pour se reconstruire, combattre et guérir.

 

L'alimentation et l'abreuvement artificiels prennent alors souvent le relais. Mais la douleur va également provoquer chez l'animal des contractions ou une mauvaise circulation sanguine par le maintien de positions anormales sur le long terme.

 

Le stress des soins peut s'ajouter alors à la douleur et compromettre la guérison de l'animal.

 

On pourra aussi voir certains animaux souffrants perdre toute leur énergie dans le combat contre la douleur et ne plus tenir moralement et physiquement.

 

La douleur peut donc être à la fois bénéfique et néfaste à la guérison. Sa gestion restera donc délicate et devra amener à l'équilibre qui permettra à l'animal de guérir sereinement.

 

Cet article a été rédigé par un membre de l'équipe de Techniques d'élevage. Retrouvez tous nos articles sur http://www.techniquesdelevage.fr ou http://anneetcat.wix.com/techniques-elevage.

 

 

Âne boiteux. Tous droits réservés. Techniques d'élevage

Âne boiteux. Tous droits réservés. Techniques d'élevage

Publié dans Physio-pathologie