Corriger un comportement agressif

Publié le par Catherine, Francois et Anne

 

 

 

Morsure, coup de sabot, de bec, bousculade... le comportement agressif n'est pas rare quand on côtoie les animaux au quotidien. Réalisé par des individus jeunes ou plus expérimentés, il est pour certain une défiance d'autorité, pour d'autres incompréhensible ou lié à la « puberté »...

 

La solution la plus souvent proposée est de montrer à l'animal agressif qu'on peut être plus fort que lui.

 

Il y a les méthodes « douces » où on place l'animal en position inconfortable en lui faisant peur, les méthodes plus « dures » où on vous conseillera d'utiliser vos pieds ou vos poings et il y a les extrémistes qui iront jusqu'à « lui casser la gueule » avec du matériel.

 

Et si l'animal est vraiment agressif, ce n'est pas la première méthode qui l'arrêtera et poussant l'humain dans ses derniers retranchements, il fera passer celui-ci de la méthode douce, à la méthode plus dure pour finir par l'extrémisme ou la fuite.

 

Une escalade de la violence dont l'humain ne pourra sortir vainqueur que s'il est réellement plus fort que son adversaire animal. Avec une souris, cela se tente. Avec un petit chien, on pourrait s'y risquer. Avec un chat, ce sera déjà plus compliqué. Et avec un chien puissant ou un cheval, le plus souvent... on peut réserver sa place à l’hôpital !

 

Heureusement, la plupart des animaux qui sont considérés comme ayant un comportement agressif n'en ont pas... on a alors un problème simple de compréhension entre l'humain et l'animal, un problème qui ne motive pas assez l'animal pour l'amener à jouer à « qui est le plus fort ? ».

 

Mais si vous vous retrouvez un jour face à un réel comportement agressif. Celui qu'aura l'animal le jour où il a décidé de vous faire comprendre qu'il a raison ou qu'il est dans son bon droit... l'escalade de la violence se fera. C'est d'ailleurs un test relativement efficace pour savoir si l'animal en face de vous est vraiment agressif.

 

Le cas « classique » est celui de l'animal « dégoûté de l'humain ». L'attaque est alors souvent violente et vous laissera un temps de réponse réduit à quelques secondes.

 

Dans un tel cas, commencez par vous mettre en sécurité. Ensuite, ayez une réponse ferme et franche. A cet instant, vous allez dire à l'animal « tais-toi ». Il y a alors deux solutions : l'animal cherche à répliquer et alors vous devez être plus rapide que lui ou l'animal réfléchit et alors vous devez entamer le dialogue.

 

Dans les deux cas, ne laissez pas vos sentiments (bons ou mauvais) prendre le dessus. Restez juste, équitable et solide sur vos positions. N'allez pas agresser l'animal, mais attendez-vous à le recevoir de façon toujours identique s'il vient vous agresser.

 

Lorsque vous en serez à la phase de dialogue, vous devrez donner à l'animal les moyens de s'exprimer autrement qu'avec violence.

 

C'est cette phase qui fait souvent défaut dans les « techniques » données en réponse à un comportement agressif. Le plus dur, ce n'est pas de faire cesser instantanément le comportement mais de le rendre inutile à long terme.

 

« Tu as le droit de ne pas être d'accord mais tu as le devoir de bien t'exprimer »

 

Autrement dit, l'animal peut vous montrer son mécontentement mais il ne doit pas vous refaire le portrait parce qu'il est mécontent.

 

Dans un prochain article, nous verrons un exemple de gestion du comportement agressif.

 

 

Âne. Tous droits réservés. Techniques d'élevage

Âne. Tous droits réservés. Techniques d'élevage

Publié dans Dressage-Education

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