Le dromadaire : animal de rente méconnu. 1. La chamelle

Publié le par Catherine, Francois et Anne

 

Après le cheval, le dromadaire fait partie de ces animaux de rente peu étudiés mais dont l’élevage en France peut constituer une diversification de l’activité.

 

Nous allons effectuer un petit tour d’horizon en commençant par la femelle en gestation.

 

Quelques chiffres concernant la gestation :

 

  • Taux de fécondité d’un troupeau en élevage avec un système pastoral extensif : 30-35 %.

 

  • Taux de gémellité : 0,4 %.

 

  • Durée de gestation : 370-390 jours. Cette durée laisse entendre un développement lent du fœtus avec des besoins nutritionnels dont il ne faudra tenir compte que longtemps après le début de la gestation ainsi que d’une montée très progressive. Alors que pour  la jument en gestation, il est nécessaire de réviser sa ration tous les mois, peut-être que pour le dromadaire, il faut simplement la revoir tous les mois et demi ou tous les deux mois.

 

  • Anœstrus de lactation : 4-5 mois.

 

La durée de gestation et la durée de l’anœstrus laissent entendre qu’une production optimale est de l’ordre d’un chamelon tous les ans et demi mais par mesure de précaution, tous les deux ans. Or, certains chiffres peuvent surprendre :

 

  • Une durée de carrière de reproduction de 10 à 15 ans.

 

  • Un nombre de naissances par carrière de 3 à 7 chamelons.

 

Ces chiffres sont contradictoires.

 

Si on suppose que la durée de la carrière est bien de 10 à 15 ans alors nous devrions avoir 5 à 7 voire 8 chamelons et non 3 à 7.

 

Plusieurs paramètres peuvent expliquer ces différences :

 

  • La fertilité des troupeaux.

 

  • L’alimentation qui limite la fécondité et la viabilité embryonnaire et fœtale.

 

  • Le parasitisme qui joue sur la viabilité fœtale.

 

La production laitière est très variée du fait des nombreuses catégories de poids et passe allégrement de 5000 à 7500 litres par lactation (avec des extrêmes entre  1000 et plus de 10000 litres par lactation).

 

Les besoins de la lactation sont bien supérieurs aux besoins de gestation, eux-mêmes plus importants que les besoins d’entretien (du moins à la fin de la gestation). Ces besoins sont cependant variables suivant le nombre de lactations que la chamelle a connues.

 

La période de lactation s’échelonne de 7 à 24 mois (majoritairement de 8 à 18 mois). Cela pourrait laisser entendre un tarissement précoce mais comme les premiers mois de la vie d’un animal sont les plus importants en termes de courbes de croissance, ce serait une limitation de la croissance du chamelon.

 

Plus vraisemblablement, ce chiffre est le reflet de la diversité des pratiques d’élevage et d’alimentation.

 

François Kaeffer

Dromadaire. Tous droits réservés

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Publié dans Alimentation, Elevage