Lutter contre Ctenocephalides felis ou la puce du chat « naturellement »

Publié le par Catherine, Francois et Anne

 

 

 

Espèce commune dans le pelage de nos chats et de nos chiens, elle pique aussi parfois les humains. Elle peut même transmettre un certain nombre de maladies et de pathogènes au passage. On asperge donc nos colocataires et l'environnement de produits chimiques ou « naturels » pour limiter l'invasion.

 

Mais voilà, à force d'user et d'abuser, cette espèce résiste de plus en plus aux produits déposés à son attention.

 

En cela, elle est en avance sur ses autres copines qui, étant moins fréquentes, n'ont pas encore assez d'expérience pour s'adapter.

 

Car si nous nous contentons de parler ici de Ctenocephalides felis, c'est parce qu'il existe plus de 2200 espèces différentes de « puces ». Elles ne sont pas toutes aussi fréquentes, certes, mais on se gardera néanmoins de faire des généralités.

 

Ctenocephalides felis est une puce qui a un cycle composé de plusieurs stades : œuf, larve, nymphe et puce adulte.

 

Son cycle peut durer 2-3 semaines ou plus de 6 mois, selon les conditions qu'on lui offre.

 

Cela signifie que quelque soit la méthode choisie, il faudra s'armer de patience et ne pas crier « victoire » trop tôt.

 

Les grands ennemis de la puce ? La sécheresse et le froid.

 

A tous les stades, une humidité inférieure à 50 % ou une température inférieure à 3°C peut rapidement causer la mort de la puce. Seul le stade « nymphe » pourra résister plusieurs jours ou plusieurs semaines à ce traitement.

 

La lutte naturelle contre les puces passe donc par un aménagement de l'environnement qui sera asséché et/ou refroidi.

 

Les lieux et les matériels à privilégier dans cette lutte sont ceux où l'animal passe le plus de temps.

 

En effet, les larves de puces ont la particularité de devoir se nourrir des fèces de leurs aînées pour pouvoir convenablement se développer. Ce sont les fèces des puces adultes qui fournissent l'essentiel des éléments nutritifs nécessaires aux larves. Le reste de leur alimentation est composé de matières organiques : peaux mortes ou pellicules, feuilles mortes...

 

C'est pourquoi, le lieu de couchage est le premier à « traiter » par le froid ou la sécheresse.

 

L'abandon du lieu de couchage, s'il dure moins de 6 mois, n'est pas efficient.

De même, les larves de puces évitant la lumière, elle vont se cacher dans les recoins sombres, entre les fibres, à l'intérieur des rembourrages... ce qui les rend difficilement accessibles aux produits.

 

Quand l'espace préféré de votre animal est en extérieur, le traitement thermique ou de l'assèchement de la zone n'est pas forcément faisable. L'hiver est alors « l'arme » la plus efficace bien que celui-ci ne permette pas de détruire les nymphes résistantes ou les puces adultes (bien au chaud contre la peau de votre animal ou d'un autre).

 

Anne Anta

Pelage et boules de poils. Tous droits réservés. Techniques d'élevage

Pelage et boules de poils. Tous droits réservés. Techniques d'élevage

Publié dans Naturopathie