Soigner ses derniers instants

Publié le par Catherine, Francois et Anne

 

 

 

Le dernier regard, le dernier souffle... les mots manquent pour exprimer ce que chacun ressent face à la mort, y compris quand l'animal nous est inconnu.

 

Les derniers instants méritent une attention particulière, ils méritent qu'on s'y attarde. Gérer la mort, c'est la rendre plus douce, plus acceptable pour tous.

 

Cette gestion doit tenir compte de l'animal mourant, mais aussi des autres animaux et des humains éventuellement spectateurs.

 

On cherchera à obtenir le minimum de souffrances physiques et psychologiques pour l'animal.

 

La mort peut être nécessaire pour abréger les souffrances. La rapidité de la mise en œuvre est alors la seule priorité.

 

En dehors de l'acte réalisé en urgence, il est préférable de préparer l'euthanasie pour qu'elle se passe au mieux pour chacun.

 

N'hésitez pas à aborder la technique avec votre vétérinaire. Cela vous permettra d'optimiser la présentation de l'animal mais aussi de vous préparer à toutes les éventualités.

 

Idéalement, l'animal devra être placé dans un espace connu et/ou amené de façon à perturber au minimum les habitudes. Un animal calme pourra partir sereinement.

 

Pour les petits animaux qui sont euthanasiés chez le vétérinaire, prévoyez son matériel de transport habituel. Protégez-le, couvrez-le, préparez-le, comme pour une visite normale chez le vétérinaire ou pour partir en voyage.

 

Pour les grands animaux, on veillera à ne pas trop les éloigner de leur lieu de vie. Néanmoins, n'oubliez pas qu'il faudra enlever le corps, assurez-vous que l’équarrissage pourra le récupérer en procédant le long d'une route ou d'un accès. Prévoyez éventuellement un lit de paille si le vétérinaire couche l'animal avant l'injection létale.

 

Appelez l’équarrissage dès que la décision est prise, afin de limiter les délais.

 

Les déplacements peuvent générer des souffrances aux animaux mal en point. N'hésitez pas à demander à votre vétérinaire un anti-douleur pour les limiter. Prenez aussi le temps de faire les choses, prévoyez un laps de temps suffisamment long pour parer aux imprévus sans stress.

 

Les animaux qui vivent en groupe devraient, pour éviter les souffrances psychologiques, mourir au milieu des leurs.

 

Néanmoins, provoquer la mort d'un animal, au milieu des siens, pourrait générer un traumatisme pour les survivants. Ces animaux spectateurs pourraient se montrer agressifs pour défendre leur congénère ou développer de la méfiance vis-à-vis de l'Homme.

 

Les animaux survivants appellent parfois l'animal qui est mort ou dépriment suite à son départ. Laisser les animaux survivants toucher et voir le corps permettrait, selon certains témoignages, de limiter ces manifestations.

 

Même dans l'urgence, il est important de respecter un temps de réflexion. La personne qui accompagnera l'animal devra être certaine de son choix et de la nécessité de mener les choses jusqu'au bout.

 

Dans l'idéal, le propriétaire est le plus à même d'aider l'animal dans cette dernière épreuve. Mais il ne faut pas hésiter non plus à déléguer si le propriétaire n'est pas capable de rassurer l'animal.

 

Les spectateurs humains devront être réduits au strict minimum. Un nombre important de personnes pourrait stresser l'animal ou troubler ses derniers instants.

 

Aimer son animal, c'est aussi l'aider à partir paisiblement.

 

Anne Anta

Poulain couché dans un pré. Techniques d'élevage 2016

Poulain couché dans un pré. Techniques d'élevage 2016

Publié dans Sujets qui fâchent

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