Le cheval qui ronge le bois

Publié le par Alpha et Oméga

 

 

Certains se contentent de racler la porte avec leurs incisives, d'autres vous enlèvent des morceaux au point de fragiliser les poteaux de la clôture.

 

Face à ce comportement gênant et inhabituel, beaucoup de propriétaires s'interrogent, d'autant que le comportement aura plutôt tendance à s'intensifier avec le temps.

 

Les causes les plus couramment évoquées sont : l'ennui, le manque de minéraux et la mauvaise manie.

 

Les solutions proposées sont variables, mais ,en général, il sera conseillé de donner un mauvais goût au bois.

 

Le comportement disparaît alors, mais, bien souvent, le problème demeure.

 

En effet, selon les dernières études, le cheval qui ronge le bois serait à considérer comme n'importe quel cheval qui a un trouble du comportement. Ce cheval exprime un mal-être.

 

Car s'il arrive au cheval naturellement de grignoter du bois, il ne s'intéresse qu'au bois « vivant » et non aux poteaux de clôture ou à la porte.

 

Ces éléments n'apportent pas de minéraux ou de vitamines, ce sont essentiellement des fibres.

 

La cause alimentaire est donc une hypothèse à explorer quand un cheval mange du bois, s'il ne dispose pas d'un fourrage à volonté.

 

L'ajout de compléments sous forme de pierre à lécher a parfois été considéré comme une solution pour ce type de comportement. Mais l'apport minéral sous d'autres formes ne faisant pas effet, il est aujourd'hui supposé que l'apparente efficacité serait liée à un changement dans le choix du comportement compulsif (léchage excessif au lieu de grignoter le bois).

 

Un cheval peut manger du bois à cause d'une douleur physique (et pas uniquement dentaire). Une vérification de l'état de santé du cheval est donc primordiale.

 

Si l'alimentation et la douleur physique ne sont pas des hypothèses plausibles, c'est vers le mental qu'il faudra se tourner.

 

Certains chevaux commencent à manger du bois suite à des conditions de vie inappropriées. Et si l'isolement pose problème, des animaux « de mauvaise compagnie » peuvent être tout aussi délétères pour le moral d'un individu.

 

Il a ainsi été observé que certains chevaux en présence de congénères agressifs développaient des comportements anormaux. Ces mêmes comportements ont cessé quand le cheval s'est retrouvé seul.

 

Il est donc important de vérifier, non pas en suivant les généralités, mais, au cas par cas, si les conditions de vie offertes sont adaptées à l'individu.

 

Anne Anta

Tous droits réservés. Techniques d'élevage

Tous droits réservés. Techniques d'élevage

Publié dans Ethologie