Analyse coprologique : influence de l’alimentation

Publié le par Alpha et Omega

 

 

L’analyse coprologique est de plus en plus réalisée chez les équins afin d’estimer leur niveau d’infestation parasitaire.

 

Le résultat indiqué par les laboratoires est généralement exprimé en nombre de parasites retrouvés par gramme de fèces.

 

Ce résultat est influencé par plusieurs facteurs : l’âge de l’individu, l’environnement dans lequel il évolue, le climat au moment du prélèvement, la façon dont il a été réalisé, stocké et transporté… mais aussi l’alimentation.

 

Ce point précis est souvent oublié et pourtant l’alimentation de l’équidé influence beaucoup le résultat trouvé par un laboratoire. Un changement alimentaire peut même rendre inexploitable un résultat voire remettre en question une conclusion menée sur une série d’analyses.

 

En effet, un crottin est composé de la digestion des aliments consommés par le cheval.

Or le résultat du laboratoire est donné en nombre de parasites retrouvés dans une quantité de crottin.

Donc, si on augmente ou on diminue le volume du crottin, on « dilue » ou on « concentre » les parasites dans un volume.

 

Si bien qu’un changement alimentaire rend la comparaison entre deux analyses coprologiques, faites avant et après le changement, impossible.

 

A niveau parasitaire constant, un cheval avec une alimentation pauvre en indigestible sera considéré comme plus parasité qu’un cheval avec une alimentation riche en indigestible.

 

Les analyses coprologiques sont classiquement effectuées sur des chevaux au pâturage. Ces chevaux ont des apports d’indigestibles liés au pré sur lequel ils pâturent. Et un pré, ce n’est souvent pas une quantité et qualité d’herbe constante, on a donc un apport qui varie et une « dilution » des parasites qui va varier.

 

Si bien que si on réalise plusieurs analyses coprologiques à des moments différents, il faut tenir compte des apports du moment pour estimer si la baisse ou l’augmentation des parasites retrouvés est liée à l’alimentation ou à une réel impact du protocole suivi.

 

N’oubliez pas, dans cette réflexion, d’inclure les éventuels anti-parasitaires ou produits à base de plantes qui peuvent influencer le volume du crottin, comme tout composant consommé par l’équidé.

 

Anne Anta

Cheval au pâturage. Techniques d'élevage. Tous droits réservés

Cheval au pâturage. Techniques d'élevage. Tous droits réservés