Lyme ou Borréliose chez les chevaux et les ânes

Publié le par Alpha et Omega

 


 

Maladie bactérienne généralement transmise par les tiques, elle atteint de nombreuses espèces et notamment le cheval et l'âne.

La transmission par les tiques est la plus connue, mais les équidés peuvent également s'infecter en ingérant des produits ou en buvant de l'eau souillée par l'urine des animaux malades. Un équidé peut donc être infecté par un autre membre du troupeau ou un animal sauvage.

Il existe des cas d'infection du poulain in utero ou via le lait. Toute suspicion sur une jument ou une ânesse devra donc entraîner le retrait du jeune, des soins préventifs et dans le cas d'une laitière, une hygiène de la traite renforcée et éventuellement un retrait du lait du circuit normal.

Quelques rares cas de contamination par l'utilisation d'une même aiguille pour traiter plusieurs animaux ont été recensés.

La maladie de Lyme n'est pas mortelle si l'équidé possède un bon système immunitaire.

Les symptômes ne sont en général pas perceptibles car l'équidé se débarrasse vite de l'infection. Néanmoins, il existe des cas où la bactérie résiste au sein d'un ou de plusieurs organes, les symptômes dépendent alors de la zone touchée.

La maladie de Lyme peut donner des symptômes articulaires, nerveux ou générer un amaigrissement progressif ou des uvéites récidivantes.

Ces symptômes transitoires peu connus et non spécifiques ne sont en général pas à l'origine de l'inquiétude des propriétaires. C'est la dépression et la fatigue qui sont le plus souvent à l'origine des recherches menées par les propriétaires. Ces deux symptômes lorsqu'ils sont liés à la maladie de Lyme apparaissent tardivement et ne sont pas liés directement à l'action de la bactérie. Les analyses donnent dès lors des résultats très variables.

En effet, la recherche d'anticorps (analyse utilisée en cas de doute en routine) ne donne pas de résultats probants pour la maladie de Lyme : un résultat positif n'est pas toujours synonyme d'infection récente et un résultat négatif ne signifie pas forcément l'absence de la bactérie. Il existe des méthodes d'analyses plus précises qui mettent en évidence la bactérie mais elles nécessitent un prélèvement en période de crise pour que le résultat soit exploitable.

Le traitement de la maladie est généralement constitué d'antibiotiques. Ce traitement n'est pas sans risque pour l'équidé qui devra si possible être « remis en forme » avant.

La prévention de cette maladie passe par la gestion des tiques qui peuvent infecter le cheval si elle reste accrochée plus de 17 heures. Un retrait quotidien constitue donc une méthode efficace de prévention.

N'oubliez pas de prendre vos précautions et d'appliquer des mesures d'hygiène strictes car la maladie de Lyme peut également atteindre les humains et se transmettre lors des soins effectués à l'équidé.

Anne Anta

Tous droits réservés à Techniques d'élevage

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