Temps d'ingestion du foin, tri et impacts comportementaux

Publié le par Anne Anta. Alpha et Omega

Filet à foin, grille, "slow-feeding"... de plus en plus de personnes usent de méthodes physiques  afin de réduire la vitesse d'ingestion du fourrage et d'en limiter le gaspillage.

Les principes fondateurs de ces méthodes mettent en avant des avantages indéniables pour le propriétaire : une quantité moindre occupe le cheval sur un temps plus long, le tri du foin est limité voire impossible et le foin se retrouve protégé de la plupart des contaminations. Ces méthodes sont donc préconisées dans la prévention des ulcères gastriques, des bouchons oesophagiens ou lorsqu'on a un cheval jugé "trop gourmand" ou qui "gaspille".

Pourtant, au-delà des théories, le bien-être et la santé du cheval ne sont pas toujours au rendez-vous quand on use de ces méthodes.

Certains systèmes peuvent même être néfastes et être une cause de souffrances physiques et psychiques pour l'équidé.

Pour comprendre l'impact de ces méthodes sur le comportement, reprenons les caractéristiques de celles-ci.

Ces méthodes mettent en place une limitation des pertes ou du gaspillage, le bon foin est donc préservé dans son intégralité, ce qui permet au cheval d'en consommer la totalité. Mais, si le foin présente un défaut (une plante toxique, une zone délavée, moisie...), le cheval ne pourra pas s'y soustraire. Il devra donc faire un choix :

- soit il devra consommer ce foin malgré les risques (intoxication, désordre digestif...) ou le dégoût qu'il en a, en espérant trouver mieux.Le propriétaire pourra alors proposer un autre foin ou le même en pensant que ce foin est idéal puisque le cheval n'en mange pas de grosses quantités.

- soit il arrêtera de consommer le foin et le propriétaire, ne constatant pas une baisse, ne va pas en remettre. Le cheval va donc jeûner jusqu'à ce que le propriétaire prenne conscience du problème.

La flore digestive, l'estomac, la santé et le mental du cheval ne pourront que souffrir de cette situation.

Les méthodes les plus limitatives, mal utilisées, sont les plus néfastes car, outre l'impossibilité du tri, les études ont montré que certains chevaux ne supportaient pas le système. Ces chevaux et poneys vont jusqu'à tenter de le détruire par tous les moyens et, n'y parvenant pas, peuvent stresser, tiquer, se blesser voire se mutiler de frustration.

L'usage de ces méthodes ne doit donc jamais faire oublier au propriétaire qu'il doit rester attentif à son équidé pour lui fournir une solution qui lui convient.

Anne Anta

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Sac à foin - tous droits réservés à Techniques d'élevage

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