Une herbe rase, oui, mais laquelle ? 1 Les milieux hostiles

Publié le par Catherine Kaeffer. Alpha et Omega

Souvent on voit préconisé de mettre tel ou tel cheval sur de l’herbe rase.

L’herbe rase est une herbe courte. Oui, courte mais pourquoi est-elle ainsi ?

De la réponse à cette question dépend les effets nutritionnels de sa consommation.

Il y a 3 grands types de situations possibles.

Cas 1 : l’herbe est rase parce qu’elle a toujours été comme cela

C’est le cas des plantes qui poussent sur un sol très pauvre. Il peut s’agir d’une forte pente, d’un sol très sec et drainant, d’un sol salé ou dunaire, d’un sol contenant peu de nutriments...

Ces situations sélectionnent des espèces qui tolèrent des conditions où les autres meurent. Par exemple, les plantes qui peuvent pousser en estive peuvent supporter une faible épaisseur de terre, des conditions climatiques rudes, mais elles ne seront pas tolérantes à l’excès de sel. Par contre, les plantes dunaires du littoral vont y résister.

Nous sommes donc sur des plantes adultes dont le développement est normal pour l’espèce et les conditions locales et appartenant à des espèces sélectionnées. Parmi elles, on retrouve en proportion plus ou moins importantes certaines de graminées prairial es classiques, parfois sous forme nanifiées.

Leurs caractéristiques nutritionnelles dépendent donc essentiellement des espèces présentes et de leurs proportions. Dans certains cas, on a des plantes plutôt ligneuses, dans d’autres, des espèces succulentes.

Le côté « ras » n’intervient que dans la quantité disponible. Si la surface est réduite, l’impact est fort. Si la surface est importante, il se réduit considérablement et n’intervient que via la distance que l’animal va parcourir et son coût énergétique.

C’est sur ce type de prairie qu’ont été sélectionnées certaines races comme les poneys shetland ou espèces comme les ânes. Ce n’est pas équivalent à la prairie de Normandie dont l’herbe est courte tout simplement parce que ce ne sont pas du tout les mêmes espèces qui sont présentes.

N’oublions pas que les ânes consomment naturellement des plantes très ligueuses voire piquantes.

Dans de prochains articles nous aborderons le cas de la fauche avant pâturage et du surpâturage.

Catherine Kaeffer

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