Faut-il arrêter la supplémentation d’un cheval au pré ?

Publié le par Catherine Kaeffer Editions Alpha et Omega

L’été on met les chevaux au pré, parfois assez loin de l’écurie. Ils sont en groupe et l’alimentation devient plus difficile à réaliser dans la pratique. Et puis avec la bonne herbe est-elle vraiment nécessaire ? En effet, beaucoup pensent que l’herbe est suffisante pour nourrir le cheval et que donc il n’a rien besoin d’autre.

Certes, dans la plupart des cas, l’herbe peut assurer l’alimentation d’un cheval au niveau des apports protéiques et énergétiques. Mais, parce qu’il y a un et même plusieurs mais….

L’apport d’herbe doit être suffisant en quantité comme en qualité

Disons-le tout de go, beaucoup de « prairies » à chevaux sont en fait des zones ravagées par un pâturage tout l’hiver, avec des plantes utiles moribondes et qui ont du mal à survivre et des adventices qui petit à petit envahissent tout. Le sol est souvent dégradé par le piétinement et le surpâturage chronique.

Ce type de « prairies » ne permet pas en dehors d’une période très courte de l’année, d’apporter une herbe dont la quantité et la qualité permet de nourrir correctement les chevaux. Sa gestion ne permet pas d’obtenir un couvert végétal satisfaisant et on surévalue souvent très largement les ressources alimentaires que le cheval peut en tirer. Le fait d’avoir une grande surface, limite le problème mais est loin de le résoudre totalement.

Le cheval ne doit pas avoir des besoins trop importants

Plus le cheval a des besoins importants, plus la période où l’herbe sera suffisante sera de courte durée et plus ses exigences en matière de qualité de la gestion du pâturage seront importantes. Dans certains cas comme la jument allaitante ou le jeune poulain, le pâturage ne sera pour ainsi dire jamais suffisant pour couvrir les besoins énergétiques et protéiques.

Le cheval doit être adapté au pâturage

Mettre un cheval qui tourne toute l’année en concours avec un niveau élevé d’aliment, subitement au pré parce qu’il a un mois de « vacances » est bon pour son moral mais au niveau nutritionnel, s’il n’y a pas un apport complémentaire, le changement d’alimentation peut entraîner une perte d’état. En outre, certains chevaux ne se sentent pas bien au pré : ils sont anxieux, ne supportent pas les insectes, sont toujours en mouvement. Pour ces chevaux, une adaptation est nécessaire.

Enfin pour tous les chevaux

Un beau pré, avec une herbe de qualité et en quantité suffisante peut effectivement généralement couvrir les besoins énergétiques et protéiques du cheval… énergétiques et protéiques mais pas minéraux. En effet, l’herbe est dépendante du sol et des besoins de la plante qui n’a pas forcément les mêmes besoins minéraux que votre cheval. On considère qu’en France, quelle que soit la région, une complémentation minérale est toujours le minimum à apporter… même avec la plus belle herbe de Normandie !

Donc arrêter totalement toute supplémentation à l’herbe n’est jamais souhaitable.

Catherine Kaeffer

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Poulain au pré. Techniques d'élevage. Tous droits réservés

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