Influence de la hiérarchie sur le rapport homme-animal

Publié le par Anne et Cat

 

On parle souvent de la hiérarchie qui doit s'installer entre l'homme et l'animal : l'homme doit être dominant vis à vis de son chien, son chat, son cheval... sans jamais tenir compte de la notion de la hiérarchie qu'a l'animal et donc de ce qu'il pourrait penser de notre position.

 

Alors pour une fois, laissons l'anthropomorphisme de côté et regardons ce que l'animal attend de sa hiérarchie avec l'homme. Autrement dit, dans quel type de hiérarchie se sent-il le plus à l'aise ?

 

Prenons d'abord un cas connu : le cheval.

 

Le cheval est un animal qui a besoin d'être rassuré, voire assuré, physiquement et mentalement.

 

Répondant à ce principe fondamental, la hiérarchie se devra de rassurer le cheval. Ce qui ne veut pas dire que le cheval a besoin d'un chef, mais simplement que quelle que soit la hiérarchie entre deux individus, elle doit être établie une fois pour toutes.

 

Dans un troupeau de chevaux, les bagarres sont fréquentes au départ puis disparaissent pour finir inexistantes, on a donc une hiérarchie stable à laquelle tout le monde se tient. Quand la hiérarchie bouge, le cheval va stresser et va chercher à revenir toujours à une hiérarchie stable le plus rapidement possible (quitte pour cela à bousculer les choses ou à céder).

 

Avec les chevaux, la hiérarchie parfaite est donc constante et stable.

 

Contrairement aux chevaux, le chat ne connait pas la hiérarchie. Animal solitaire par excellence, il se suffit à lui-même et n'attend rien des autres. Face à une contrainte, il peut tolérer, fuir (et non pas céder) ou attaquer.

 

Chez le chat, la hiérarchie parfaite est donc inexistante. Ce qui pose d'ailleurs de gros problèmes quand on veut les dresser à faire des choses où ils ne voient pas l'intérêt immédiat.

 

Entre ces deux extrêmes, il y a la chèvre.

 

Si vous avez la chance d'observer un troupeau de chèvres, vous pourrez apercevoir vite une hiérarchie se faire à coups de cornes ou de chocs frontaux. Une hiérarchie qui ne durera que quelques instants.

 

En effet, chez la chèvre, tout se joue et se rejoue chaque jour. Les escarmouches sont fréquentes (y compris entre adultes et chevreaux !) mais rarement très sérieuses : quelques coups histoire de remettre les choses en place ou de tout changer.

 

Cela veut aussi dire que la chèvre accepte et comprend l'égalité. Car pour elle, c'est une hiérarchie qui bouge en permanence au point de se stabiliser quasiment. Ce qui peut nous amener à les croire dépourvues de hiérarchie comme les chats, mais ce n'est qu'illusoire.

 

La hiérarchie parfaite chez la chèvre sera donc une hiérarchie qui accepte les changements. Cela ne veut pas dire qu'il y en aura, mais qu'il vous faudra tenir votre place et accepter les revendications !

 

C'est pourquoi souvent les enfants n'aiment pas beaucoup les chèvres, car c'est un animal qui lui rappelle sans cesse qu'il est un « bébé ».

 

En un mot, à chaque notion de hiérarchie correspond un idéal qu'il nous faudra connaître et respecter pour obtenir de bonnes relations.

 

Merci à csil58 pour cette idée d'article, c'est toujours un plaisir de lire tes judicieux commentaires.

 

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A bientôt

Anne