Vermifuger son équidé : les stratégies alternatives aux molécules

Publié le par Anne Cat et François

 

Les molécules, c'est bien, mais si on doit s'en passer ? Comment faire ?

 

L'utilisation raisonnée, c'est bien. S'en passer, parfois, c'est mieux !

 

Certains équidés ont des réactions excessives aux vermifuges.

 

D'autres, de part leur stade physiologique (gestation, lactation, étalon en saison de monte) ou leur état physiologique (convalescence, faiblesse...) ne peuvent ou ne doivent pas faire l'objet d'un vermifuges.

 

Bref, les conditions sont telles qu'on ne peut pas négliger certaines stratégies dites alternatives aux molécules chimiques.

 

Nous allons donc lister les parasites concernés et la stratégie possible de contrôle ou d'évitement.

 

Grands strongles, petits strongles, dictyocaulus

Ramasser hebdomadairement les crottins : rupture du cycle très efficace qui amène à une éradication du problème

 

Grands strongles, petits strongles, parascaris, dictyocaulus

Assécher les pâtures : destruction des parasites sensibles à une baisse de l'humidité (solution limitative)

Drainer les pâtures : destruction des parasites sensibles à une baisse de l'humidité (solution limitative)

Faucher, herser les pâtures une fois par an, pas temps chaud et sec : destruction des parasites (momentané)

 

Anoplocephala

Ne pas pâturer tard dans l'année (fin d'automne, début d'hiver) : solution efficace pour éviter la contamination des pâtures

 

Oxyures

Nettoyer, désinfecter régulièrement les abreuvoirs, les mangeoires, les murs, le sol des abris et box : limitation des risques d'infestation

Changer régulièrement la litière : limitation des risques d'infestation

 

Trichostongyles

Absence de contact ou de partage de pâtures avec les ruminants (y compris les rotations temporelles) : élimination totale du risque

 

Dictyocaulus arnfieldi

Absence de contact ou de partage de pâtures avec les ânes, mules et mulets (y compris les rotations temporelles) : élimination totale du risque

A bientôt,
Anne
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