Expression des apports et des besoins en protéines : MAT et MAD

Publié le par Anne et Cat

 

Comme pour l’énergie, il existe de nombreuses façons d’exprimer les besoins en matières azotées (en protéines) d’un animal.

 

Au premier abord (et même au deuxième) cela peut quelque peu déconcerter !

 

Essayons d’y voir un peu plus clair.

 

Lorsque vous avez un aliment, il est possible de doser sa teneur en azote (N) par une méthode bien connue : la méthode Kjeldahl. Cette forme d’expression de l’azote est juste chimiquement mais totalement inadaptée à l’alimentation.

 

L’azote (en tant qu’atome) n’étant pas le seul constituant d’une protéine, on multiplie conventionnellement N par 6,25. Cela nous donne la teneur en protéines ou MAT (Matière Azotée Totale) ou Crude protein dans les tables anglaises.

 

La MAT correspond donc aux protéines qui entrent dans la bouche de votre animal.

 

Mais une poule n’est pas une vache ou un cheval : ils ne digèrent pas de la même façon ni avec la même efficacité. Donc, si on veut être plus subtil, il faut distinguer suivant le type de l’animal.

 

Attention, lors de l’établissement d’une ration, il faut toujours vérifier (et plutôt deux fois qu’une) que les aliments et les besoins sont bien exprimés dans la même unité

 

Volailles ou lapins (ou homme)

 

La part de l’aliment qui va être réellement digéré est relativement constante. La plupart des données (composition des aliments et besoins des animaux) sont donc exprimées en MAT (ou en protéines brutes si vous préférez).

 

Porc

 

Le porc est lui aussi un monogastrique (comme nous). Sa digestion est donc essentiellement enzymatique. On peut donc négliger l’intervention des microorganismes de son tube digestif dans la digestion, ce qui rend les choses plus simples.

 

Vous trouverez aussi des données en MAT pour cet animal. Mais certaines tables vont plus loin en prenant en compte la digestibilité de l’aliment. Les données sont alors exprimées en MAD (Matière Azotée Digestible).

 

Les MAD correspondent à la quantité de protéines qui entre dans la bouche du porc (MAT) moins celle qu’on retrouve dans le lisier (et qui est donc perdue pour l’animal).

 

Comme j'ai le sentiment que c'est déjà assez compliqué comme ça, le cas des ruminants, du cheval et des autres animaux domestiques sera traité ultérieurement.

 

Catherine Kaeffer

 

Cet article a été rédigé par un membre de l'équipe de Techniques d'élevage. Retrouvez tous nos articles sur http://www.techniquesdelevage.fr ou http://anneetcat.wix.com/techniques-elevage.

Cochons à l'auge. Techniques d'élevage. Tous droits réservés

Cochons à l'auge. Techniques d'élevage. Tous droits réservés

Publié dans Alimentation, Ration

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :