Amidon dans les aliments pour chevaux… parlons chiffres !

Publié le par Alpha et Omega

 

 

Un courant de pensée actuel fait paraître l’amidon comme la cause de nombreux maux chez le cheval.

 

Beaucoup de propriétaires recherchent donc à diminuer ou à supprimer l’amidon de leur ration.

 

Pour fixer les idées quelques chiffres de composition :

 

Produits à plus de 60 % d’amidon

Riz : 76 %

Manioc : 67 %

Sorgho : 64 %

Maïs : 64 %

Triticale : 60 %

 

Produits entre 40 et 60 % d’amidon

Seigle : 54 %

Orge : 52 %

Avoine décortiquée : 52 %

 

Produits entre 20 et 40 % d’amidon

Avoine : 36 %

Son de maïs : 30 %

Son de riz : 30 %

Son de blé : 20 %

 

Produits à moins de 20 % d’amidon

Drèches d’orge de brasserie : 7 %

Paille 1 %

 

Produits sans amidon du tout

Graine et tourteau de lin

Graine et tourteau de soja

Huiles

Pulpes de betterave

Herbe ou foin

Luzerne

 

Pour calculer la quantité d’amidon que vous apportez à votre cheval, il suffit de multiplier la quantité de produit par le taux.

 

Ainsi avec 500 g de son de blé, vous apportez 500 x 20 % = 100 g d’amidon.

Soit autant qu’avec 278 g d’avoine (278 x 36 % = 100 g) ou 192 g d’orge (192 x 52 % = 100 g d’amidon).

 

Les normes raisonnables pour un cheval ont été établies par le CEREOPA à 200 g d’amidon par 100 kg de poids vif et par repas soit 1,9 kg d’orge pour un cheval de 500 kg.

 

Actuellement, on pense qu’il est préférable pour tous les chevaux de rester sous la barre des 150 g d’amidon / 100 kg de PV et / repas ce qui nous fait alors un maximum à 1,4 kg d’orge par repas.

 

Pour certaines pathologies, on préconise d’être le plus bas possible mais on tolère cependant un peu d’amidon.

 

Il n’y a que pour les chevaux PSSM qu’on recherche vraiment un taux d’amidon à 0. Et dans ce cas, il ne reste plus que les produits sans amidon du tout qui peuvent être utilisés sachant qu’il faut tout de même arriver à un équilibre sur les autres facteurs et notamment pour le calcium.

 

Notamment les sons ne conviennent pas à ces chevaux.

 

Évidemment pour les chevaux dont les besoins alimentaires sont faibles, le fourrage peut tout à fait suffire à les couvrir à condition d’y ajouter un complément minéral vitaminé et dans ce cas, on arrive naturellement à une ration sans amidon. Mais dès que les besoins augmentent, le fourrage ne suffit plus.

 

Catherine Kaeffer

Céréale broyée. Techniques d'élevage. Tous droits réservés

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