Flore et parasitisme équin : une relation complexe

Publié le par Anne ANTA. Editions Alpha et Omega

Quand vient l'heure du vermifuge, beaucoup vous parleront de cette flore qu'il faut préserver et de l'impact des molécules chimiques sur celle-ci.

Mais que sait-on vraiment de cette flore ?

La flore c'est des micro-organismes indispensables, quelques indésirables, des opportunistes, des inconnus, des oubliés... et surtout c'est un équilibre qui s'est trouvé entre le cheval et tous ces petits habitants qu'on ne voit pas... et dans ces "petits habitants", il y a aussi les parasites.

Alors, certes, le parasite c'est un indésirable. Il n'est pas toujours dangereux seul, mais il reste ennuyeux, et puis, il fait peur.

Mais voilà, qu'on le veuille ou non, les parasites seront là. Ils vont influencer notre cheval, prendre de la place, "discuter" avec leur entourage... et avoir un impact sur la flore.

Quand le vermifuge arrive, tout est chamboulé et on chasse non seulement les parasites mais on bouleverse l'équilibre.

Des places vides sont laissées, des alliances sont rompues, d'autres vont se créer et... on va mettre le tube digestif en vrac pour parfois une longue période.

Ils ne sont pas sur la notice de votre vermifuge ces dégâts collatéraux, vous n'y penserez pas toujours en voyant la diarrhée de votre cheval ou les parasites sortir, mais ils seront là, expulsés et morts suite à votre action.

Est-ce positif ? Nul ne peut le dire ou l'affirmer avec certitude.

Est-ce un problème ? Pas vraiment non plus.

En général, la flore vient jeter un doute, un poids dans la balance de la décision et on lui prête parfois de curieuses conséquences.

Un vermifuge naturel ou chimique va changer l'équilibre, être une chance pour certains, un désastre pour d'autres... mais le seul qu'on regarde c'est le balancier : le cheval. Et tant que la balance tient sur la table, c'est que le déséquilibre n'est pas trop important et le cheval suffisamment fort pour attendre que l'équilibre se retrouve.

Le vermifuge, même à base de plantes (s'il est efficace), est un traitement. Son usage doit se faire en connaissance de cause et en ayant pris la mesure des risques mais aussi en estimant les bienfaits de cette action.

Et quand le vermifuge aura fait son oeuvre, surveillez votre cheval et s'il le faut aidez-le en lui fournissant un soutien et en réalisant une douce transition vers le nouvel équilibre.

Anne ANTA

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Tous droits réservés à Techniques d'élevage.

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