Une ration, cela se calcule !

Publié le par Catherine Kaeffer. Alpha & Oméga

Mais non, quand on est un vrai pro, on sait bien ce qu’il faut donner !

Ah oui ? Alors comment expliquer que les agriculteurs calculent les rations de leurs vaches laitières, de leurs porcs ou de leurs volailles ?

Soit ils n’y connaissent rien de rien, soit ils ont du temps à perdre pendant les longues soirées d’hiver au coin du feu, soit… le calcul est utile… même pour des pro !

De toutes façons, moi je n’ai aucun problème. Je lui donne du foin et du granulé et ça marche !

Si vous voulez dire par là que le cheval tient debout, oui évidemment.

Mais si nous avons affaire à un animal un peu délicat comme un jeune poulain, une jument allaitante ou un vieux cheval ou que nous attendions de notre animal des performances sportives, c’est une toute autre affaire.

Une erreur d’alimentation peut avoir des conséquences graves compromettant l’avenir voire la survie de l’animal.

Et même dans le cas du cheval à l’entretien sur son pré, il est souvent possible d’améliorer sa ration pour qu’il soit plus en forme, qu’il ne développe pas de pathologie alimentaire, qu’il vieillisse bien....

Nous passons des heures à peaufiner les méthodes de dressage, à nous enquérir des nouvelles idées, à regarder le matériel, à nous former…

Nous achetons des compléments à des prix à faire pâlir d’envie un négociant en caviar…

Et nous n’avons jamais étudié la ration de notre cheval, les yeux dans les yeux ?

A quoi cela sert de lui donner un complément vitaminé, si la ration de notre cheval ne lui apporte pas les protéines dont il a besoin ?

Quant à apporter un complément minéral riche en phosphore à un cheval de sport qui reçoit déjà une ration surtout composée de céréales, c’est carrément du suicide !

Non pas que ces compléments soient mauvais en soi, mais ils peuvent être inadaptés à notre situation particulière.

Et comment le savoir, si ce n’est en ayant une bonne connaissance des apports et des besoins de NOTRE cheval ?

Une seule solution :  

Arrêtons d’acheter des aliments comme on achète une crème anti-âge uniquement sur l’argumentaire, parce que c’est une bonne marque, que c’est bon pour lui (parce que notre cheval le vaut bien !).

2 à 3 fois par an munissons-nous d’un crayon, d’une calculette, des tables d’alimentation… et éventuellement d’un cachet d’aspirine, j’en conviens…

Catherine Kaeffer

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Cheval. Techniques d'élevage. Tous droits réservés

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Publié dans Ration, Alimentation