Zoonose : la toxoplasmose

Publié le par Catherine, Francois et Anne

 

 

Maladie liée à un protozoaire qui peut toucher tous les animaux, elle est la crainte des personnes immunodéprimées et des femmes enceintes. Un coupable a été désigné : le félin.

 

Il est le seul hôte définitif de Toxoplasma gondii. Le protozoaire a en effet besoin de l'intestin d'un félin pour terminer son cycle et se reproduire. Et pourtant, le chat qui ronronne sur vos genoux n'est pas forcément dangereux...

 

Tous les animaux à sang chaud peuvent être infestés par Toxoplasma gondii. Ce protozoaire ne fait pas le difficile et passe dans tous les organismes vivants (à sang chaud) pour se loger dans les muscles et le système nerveux. Chez un individu en bonne santé, non gestant, le protozoaire s'enkyste ici et là en attendant... un félin.

 

Rongeurs, oiseaux, ruminants... sont donc infestés sans bruit.

 

C'est là qu'un félin sauvage ou domestique arrive et consomme la viande d'un animal infesté. Le protozoaire libéré par les sucs digestifs du félin, se reproduit alors dans son intestin. Si notre félin est en bonne santé, il va produire des milliers d'ookystes qui sont autant de « bébés toxoplasma ».

 

Ces « bébés » arriveront dans les fèces du félin trois jours après l'infestation. Ils seront ainsi présents à chaque crotte pendant 20 jours. Ensuite, le félin va s'immuniser et interrompre le cycle du protozoaire. Le protozoaire ira se réfugier dans les muscles et le système nerveux du félin en attendant une autre opportunité. Ce félin ne lui en laissera que si son système immunitaire vient à s'affaiblir ou si un autre animal vient à le dévorer.

 

Les « bébés » du protozoaire lâchés dans une crotte, devront attendre 24 heures à l'air libre pour pouvoir infester un nouvel hôte. Pendant ces premières 24 heures après l'expulsion de la crotte, ils sont inoffensifs.

 

Les 24 premières heures passent et les « bébés » sont devenus des protozoaires capables d'infester tout animal à sang chaud. Ils pourront attendre plus d'un an avant d'infester le nouvel hôte. Et si aucun traitement thermique (> 65°C), aucun détergent à base d'iode ou d'ammoniac n'est utilisé, ils pourront trouver un nouvel hôte à sang chaud.

 

Ce nouvel hôte mangera un aliment souillé par des fèces de félin contaminées jusqu'à un an auparavant. Ce qui laisse beaucoup de possibilités : de l'eau contaminée, en passant par l'herbe, ou des légumes touchant la terre...

 

Le cycle du protozoaire n'est pas dérangeant tant que l'organisme est capable de lutter contre lui. Mais dans le cas d'un animal immunodéprimé : un jeune, un animal malade... le protozoaire se réveille, sort des muscles et peut alors provoquer la mort de l'individu en affectant de nombreux organes.

 

Si l'animal au moment de l'infestation est gestant, le protozoaire pourra également infester le fœtus. Organisme faible par définition, le fœtus pourra alors avoir des malformations voire mourir suite à cette infestation.

 

Ce sont ces deux cas qui rendent la toxoplasmose si dangereuse.

 

Revenons à présent à notre « ronron » qui s'endort sur nos genoux.

 

Si vous avez un chat qui vit exclusivement en intérieur et qui ne consomme que de la viande cuite, la probabilité qu'il soit infesté est très faible.

 

Si votre chat mange de la viande crue ou est amené à sortir, il peut être infesté. Mais s'il est en bonne santé, il ne sera excréteur qu'une seule fois dans sa vie...

 

De plus, si vous prenez la précaution de jeter les crottes du chat tous les jours, vous jetterez les « bébés » protozoaires encore inoffensifs et vous ne prendrez aucun risque.

 

La majorité des contaminations humaines par le protozoaire se font suite à l'ingestion d'aliments contaminés insuffisamment cuits : les légumes, mais aussi la viande des animaux infestés.

 

Il est conseillé de laisser une personne en bonne santé s'occuper de la litière du chat... mais la précaution la plus importante est de faire attention à son alimentation.

 

Chat qui mange une oreille de porc. Techniques d'élevage. Tous droits réservés

Chat qui mange une oreille de porc. Techniques d'élevage. Tous droits réservés

Publié dans Physio-pathologie

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