Alimentation et qualité du sabot. 1. Fabrication de la corne

Publié le par Catherine Kaeffer. Alpha et Omega

Pas de pied, pas de cheval. C’est dire l’importance de la qualité des sabots surtout pour un cheval de randonnée. Les soins quotidiens et la qualité du parage sont essentiels pour sa bonne santé et sa robustesse. Mais l’alimentation en jouant notamment sur la solidité de la corne permet au sabot de résister plus facilement aux atteintes de l’environnement.

La corne est principalement constituée de kératine, protéine spécialement riche en cystine qui est un acide aminé soufré synthétisé à partir de cystéine grâce au rôle adjuvant du zinc, du cuivre et de la vitamine A.

Donc si vous voulez un beau sabot, première règle, il convient de prévenir toute carence alimentaire en cystéine ou en son précurseur la méthionine qui est un acide aminé indispensable car non synthétisé par le cheval. En fait, si le premier acide aminé limitant est la lysine, le second est généralement la méthionine d'où l'importance de la qualité des protéines de la ration.

Donc pour obtenir un bon sabot sur un cheval sain, il faut :

  • des protéines de bonne qualité assez riches en méthionine et en cystéine. A cet égard, la source de la matière azotée est importante. Les protéines des céréales sont plus riches en méthionine + cystéine (orge, 4,0 % de la matière azotée, avoine 5,0 % ) que celles apportées par la luzerne (2,8 %) ou le tourteau de soja (2,9 % ). Si on a affaire à un cheval ayant terminé sa croissance, donc ne présentant pas de problème de couverture des besoins en lysine, il vaut mieux, pour la qualité des sabots, apporter les protéines via les céréales que par l'utilisation de foin de luzerne ou de tourteau de soja.
     
  • du cuivre (environ 100 mg/j pour un cheval adulte de 500 kg. Impossible sans une complémentation adaptée sur la plupart de nos sols y compris dans les grandes régions d'élevage). Cette complémentation peut être apportée via l’aliment industriel ou par un aliment minéral vitaminé (AMV ou CMV)
     
  • du zinc (400 à 500 mg/j). Carence fréquente mais non systématique à vérifier par le calcul.
     
  • de la vitamine A. Les risques de carences sont essentiellement en fin d'hiver sachant que la vitamine A se dégrade au fur et à mesure que le temps de stockage d’un foin augmente. Au pâturage, aucun problème.

Catherine Kaeffer

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Sabot. Techniques d'élevage. Tous droits réservés

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