Quelle alimentation pour un cheval ayant un foie fragile ?

Publié le par François Kaeffer. Editions Alpha et Omega

Il convient tout d'abord de préciser les points de fragilité du foie. 

La prise de sang de votre cheval montrera une fragilité hépatique grâce aux ASAT, ALAT et GGT lors d’une intoxication, les phosphatases alcalines et les GGT pour l’atteinte des voies biliaires.

Le foie est un carrefour de tous les métabolismes et gestion des toxiques. En cas de faiblesse passagère et en attente de la régénération, il faut créer une alimentation sur-mesure qui dépend des raisons pour lesquelles le foie s’est pris une claque.

Cependant, il existe des éléments alimentaires à modifier dans tous les cas :

  • Afin d’éviter une gestion de l’ammoniac surnuméraire tout en permettant la reconstruction du foie, il faut favoriser un apport qualitatif et moins quantitatif de protéines.
     
  • Les lipides sont plus délicats à gérer pour le foie et, autant que faire se peut, les limiter.
     
  • Afin de limiter la production d’acide lactique, il vaut mieux des sucres lents et donc favoriser la cellulose dans un premier temps et revenir progressivement, si besoin, à l’amidon lorsque l’origine du trouble est éliminée.
     
  • En termes d’oligo-élément, accentuer (sans excès) en zinc est intéressant pour les enzymes protecteurs cellulaires ainsi qu’un apport supplémentaire en sélénium et vitamine E pour limiter l’activité oxydante de certaines molécules libérées lors de leurs destructions.

Le cas de l’atteinte des voies biliaires oblige une limitation forte des graisses dans l’alimentation de manière à ne pas obtenir de diarrhées, ajoutant la déshydratation au reste…

Le tout est à moduler en fonction de l’origine de ce problème :

  • Un trouble musculaire entraînant une libération de toxiques gérés par le foie doit faire penser à la récupération musculaire en plus du foie donc ajouter un peu plus de sélénium, assurer un apport qualitatif et quantitatif en acides aminés.
     
  • Une destruction des globules rouges nécessite un surplus de cuivre, cobalt (ou vitamine B12) et d’acides aminés limitants.

Le cas « simple » existe avec une atteinte directe du foie par un agent infectieux par exemple. Seul le vétérinaire peut donner le traitement qui doit être efficace et rapide afin de ne pas franchir le point dangereux pour le cheval.

Par la suite et selon l’état hépatique, les règles alimentaires seront plus ou moins strictes mais c’est ici que l’expérience prime.

François KAEFFER

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Poneys shetland. Techniques d'élevage (R) tous droits réservés

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