L'analyse de crottin au printemps : pour qui ? Pourquoi ?

Publié le par Anne ANTA. Editions Alpha et Omega

L'analyse de crottin ou copro est devenu un classique et un préalable pour beaucoup de propriétaires pour décider d'un vermifuge.

Faire une analyse, c'est poser une question. Ici, notre question se pose dans un contexte bien particulier, celui du printemps.

Si on considère cette date sur un calendrier, il va y avoir ceux pour qui elle va arriver alors que les gelées matinales sont encore présentes et ceux pour qui les températures sont déjà bien chaudes.

Et pour une même région, on va avoir des années humides et des années sèches, voire des zones.

Vous me direz, ce sont des détails, et pourtant quand on va analyser un crottin, on va poser la question de "qui se reproduit maintenant ?" et la réponse va dépendre de ces détails.

Si on a des températures froides, un temps plus chaud, sec ou humide, on va avoir des parasites qui vont se reproduire différemment.

Environ trois semaines après le début de la remontée des températures, on peut avoir les premiers petits strongles qui vont se reproduire, surtout si la chaleur est accompagnée d'humidité.

Pour les strongyloïdes, dix jours sont suffisants.

Les autres parasites habituellement détectables ne seront pas visibles lors de cette analyse sauf en cas de redoux hivernal avec infestation. En effet, il faut davantage de temps pour que leur développement permette une reproduction et donc une détection dans l'analyse de crottin.

Outre ces considérations climatiques, l'équidé qui sera analysé peut influencer le résultat et c'est d'ailleurs souvent dans cette optique qu'on réalise l'analyse au printemps.

Un équidé stressé ou affaiblit ne va pas avoir d'action sur le développement parasitaire et peut héberger des parasites qui normalement ont été évacués : anoplocéphale ou parascaris par exemple. L'analyse de crottin est alors un moyen de vérifier les capacités de l'équidé concerné. On peut la faire un peu tardivement si on dispose d'un "référent équin", sinon, il faudra veiller à la faire avant l'arrivée des nouveaux parasites.

Evidemment, si on a procédé à un vermifuge en automne ou en hiver, la population restant dans l'équidé s'en retrouvera affectée. On peut alors considérer que l'analyse de crottin est également une analyse qui va permettre de déceler des résistances. Par contre, dans ce cadre, une analyse de fin d'hiver est préférable pour éviter l'impact des nouveaux infestants dans l'analyse.

Anne ANTA

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