Pour que le cheval ait confiance en nous

Publié le par Anne ANTA - Editions Alpha et Omega

Qu'est-ce que la confiance d'un cheval ? Peut-on l'obtenir ? Comment la reconnaître ?

La confiance est un de ces concepts de base que chacun va nommer mais que peu vont définir. Dans les méthodes il n'est pas rare de lire ou d'entendre que le cheval doit avoir confiance en l'humain, qu'il faut faire tel exercice pour acquérir cette confiance sans laquelle rien ne serait possible.

Mais de quelle confiance parlons-nous ?

La confiance est un sentiment d'assurance, de sécurité ou lié au fait que l'on se fie à quelqu'un. Dans le cas du cheval, la confiance serait donc l'assurance que tout va bien se passer avec un humain, que l'on est en sécurité à ses côtés ou que l'on peut se fier à lui.

La confiance, ce n'est pas le calme ou l'immobilité, c'est une tranquillité d'esprit. Cela suppose que le cheval est capable d'envisager le danger et que le cheval est également dans la possibilité de considérer qu'un être humain est capable de le protéger.

Cette notion est souvent définie plus largement dans la pratique puisque l'on retrouve la notion de confiance quand un cheval ne bouge pas, lors d'un soin douloureux par exemple. Dans ce cas, le cheval va "faire confiance" et accepter l'intervention humaine sans en percevoir le bénéfice direct.

Peut-on l'obtenir ?

Obtenir la confiance d'un cheval est un objectif courant pour les propriétaires ou les soigneurs, car cette confiance est essentielle au quotidien pour maintenir une relation apaisée.

Dans le but d'acquérir cette confiance, de nombreux exercices vont exiger que le cheval demeure stoïque quand l'humain va agiter une chose effrayante ou quand l'humain va demander de faire des choses plus ou moins agréables. En théorie, cela fonctionne, mais en pratique comment différencier la confiance, du désintéressement, de l'obéissance ou de la peur maîtrisée ? Obtenir un arrêt ou un cheval immobile ne garantit nullement que l'objectif est atteint.

En effet, la confiance est un sentiment né de l'expérience, il n'est pas inné et ne peut s'imposer. Dans ces exercices, c'est l'humain qui crée la difficulté, qui l'organise et le cheval peut ne pas être dupe. Si ces exercices peuvent être un test de confiance, ils ne posent que rarement les bases.

Ces exercices pour la confiance sont réalisés le plus souvent avec les poulains ou les jeunes, des êtres qui, par définition, ont une expérience limitée de l'interaction avec l'humain et ont une notion du danger parfois incomplète.

A mon sens, si le cheval n'a pas le devoir de nous faire confiance, nous avons le devoir d'être digne de sa confiance. La confiance est un sentiment réciproque et qui implique une relation qui "a vécu".

Comment la reconnaître ?

La confiance se décèle dans l'attitude posée, dans la réponse librement exprimée et le dialogue ouvert. Le soin, tout comme le travail, ne pose pas de difficulté, il est abordé dans la décontraction.

Un cheval confiant n'est pas une statue de cire, c'est un être bavard qui a décidé de rester et qui vous demande s'il y a une raison de bouger.

Anne ANTA

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Innocence - illustration poulain - tous droits réservés à Techniques d'élevage

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