Du pain pour les chevaux, les poneys et les ânes

Publié le par Alpha et Omega

Le pain pour les équidés, on l'adore, on le pratique ou on le rejette. On s'accorde en général sur la nécessité de le donner dur... un vieux principe. Mais dépoussiérons quelques peu nos idées et voyons ensemble ce qu'est le pain.

Vous le savez, dites-vous ? Alors voyons, le pain, c'est de la farine, de l'eau, du sel et de la levure... enfin presque, car le pain français peut être aux graines, au son, à la farine T45, T55, T65, T80, au pois, sans sel... j'arrête ici la liste.

On ne parle donc pas de « pain » en général sans souffrir de quelques imprécisions, négligeables si le pain est donné en friandise. J’entends par là qu'on le donne en petites quantités : un trognon, une tranche... mais pas une baguette ou alors on le donne à un cheval de trait.

Car il existe là aussi une grande approximation entre le shetland et le percheron, entre l'âne du Cotentin et le trotteur Français... pour chacun, il faudra tenir compte de l'exception. Cet équidé n'est pas son voisin, tant en terme de taille, que de santé. Si bien que la quantité admissible pour un poney toy ne sera pas équivalente à celle qui est permise à un trait Breton. Et même si nous avions deux traits face à nous, il faudrait considérer les capacités de chaque individu à digérer le pain pour connaître la dose que l'on pourra donner.

Revenons à notre pain, imaginons-en sa forme la plus simple et la plus courante : la baguette.

Une baguette c'est 250 g frais. Donc, 190 g de « pain dur » si on l'attend suffisamment longtemps.

Et dans ces 190 g de pain dur, il y a 118 g d'amidon.

Une baguette sèche, c'est environ 118 grammes d'amidon et c'est l'équivalent de 321 g d'avoine ou de 226 g d'orge donné en un repas.

Votre poney en a-t-il vraiment besoin ? Non.

Votre âne pourrait-il s'en passer ? Oui.

A de rares exceptions près, le pain est déconseillé pour les ânes et les poneys.

Pour les chevaux, cela se discute davantage et cela nous amène à parler de la qualité du pain donné.

Le pain est accusé de donner des coliques quand il est pourri. Et quand il est mou, il s'avale goulûment et peut donner des bouchons œsophagiens. C'est pourquoi, les anciens le donnaient bien sec et dur.

Quant au gluten, ne vous en souciez pas. Le pain vous posera des soucis bien avant que la quantité ingérée soit suffisante pour que le gluten entre en action.

Quand le pain est bon pour faire du pain perdu ou des croûtons, il peut être donné aux animaux. Mais attention, certains chevaux présentent une sensibilité particulière à l'amidon, ce qui leur interdit le pain.

Si vous ne connaissez pas l'équidé, faites-lui une grattouille et ne lui donnez rien.

Anne Anta

Cheval de trait. Tous droits réservés à Techniques d'élevage.

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