La nutrition de l'animal cancéreux

Publié le par Alpha et Omega

La lutte contre le cancer passe par une adaptation de l'alimentation de l'animal. Sans elle, il n'existe pas de guérison. Sans elle, votre animal ne pourra pas se battre. Adapter l'apport alimentaire à votre animal, c'est lui fournir des armes.

Le cancer, on le connaît via les tumeurs qui le composent. Des tumeurs constituées de cellules qui se multiplient de façon anarchique et qui, du fait de ces multiplications rapides, ont majoritairement un métabolisme basé sur le glucose.

Au début de l'apparition des tumeurs, c'est donc les glucides qui permettront une prolifération importante de celles-ci.

Avec le temps, les glucides deviendront insuffisants, les cellules tumorales s'attaqueront alors aux lipides mais aussi aux protéines présentes au sein de l'animal. Pour ne rien arranger, l'organisme lui-même puisera dans les protéines pour se défendre.

L'épuisement physique de l'animal, avec la perte de la graisse et des masses musculaires, est donc à craindre si l'alimentation reste identique.

L'alimentation de l'animal atteint de cancer en substituant les glucides par des lipides pourra favoriser les cellules de l'organisme au détriment de celles qui composent les tumeurs.

En prévention de l'épuisement physique, l'apport en protéines devra être augmenté. On veillera, tout particulièrement, aux acides aminés limitants, qui seront à donner en grandes quantités (différents selon les espèces).

Un autre point à considérer est l'apport en minéraux, en vitamines et en antioxydants. Ces apports devront être supérieurs aux besoins normaux en prenant garde à ne pas avoir d'excès qui pourrait être nocif. Un subtil calcul qui dépendra non seulement de l'espèce mais de l'individu et de ses conditions de vie.

L'apport en oméga 3 devra être augmenté pour aider l'organisme à lutter non seulement contre les cellules cancéreuses mais aussi à mieux supporter les conséquences du cancer. Les oméga 6 seront au contraire limités.

N'oubliez pas de considérer l'ensemble des apports et non pas seulement les apports purement « alimentaires ». Les compléments ou les produits à base de plantes regorgent parfois de minéraux ou de glucides cachés.

Vérifiez aussi que les conséquences des différents produits donnés n'interfèrent pas avec la gestion alimentaire. Certains produits peuvent modifier la façon dont l'organisme utilise les nutriments. Leur apport devra alors être modifié en conséquence.

Enfin même la meilleure des alimentations ne donnera rien si l'animal n'en profite pas. Veillez donc à conserver un maximum d'appétence, que l'animal la mange par plaisir, et à ce que le tube digestif soit capable de l'assimiler : transition alimentaire lente, flore et faune digestive en bon état...

Anne Anta

Âne présentant une grosseur associée à une démusculation. Tous droits réservés à Techniques d'élevage.

Âne présentant une grosseur associée à une démusculation. Tous droits réservés à Techniques d'élevage.