Comment choisir un drainant naturel pour mon cheval ? 1-Poser le problème

Publié le par François Kaeffer. Editions Alpha et Omega

De plus en plus, nous recherchons une manière naturelle de gérer nos compagnons. Le drainage fait partie des actions pour la santé les plus connues et la solution naturelle est l’usage des plantes.

Mais commençons par le commencement.

Le drainage est une notion très usitée et provenant de la naturopathie humaine… Elle donne lieu à réajustement pour le cheval puisque, en premier lieu et contrairement à l’Homme, ne possède pas de vésicule biliaire… Ce qui rend moins utile l’utilisation des plantes cholagogues puisqu’elles servent à l’excrétion et à l’évacuation de la bile accumulée dans la vésicule biliaire.

Deux organes majeurs sont potentiellement à drainer chez le cheval (même les intestins sont possibles, chez le cheval, c’est dangereux) : le foie et le rein. Le choix de tel ou tel draineur du commerce doit se faire selon la ou les raison(s) de ce drainage. Bien cerner le problème et les capacités du cheval à supporter ce surcroît d’effort métabolique.

Le choix du draineur est non seulement important selon

  • Le cheval : son âge (un poulain n’a pas de raison d’être drainé et un cheval âgé peut être trop fragile pour le supporter), son état physiologique (gestation et lactation interdisent les drainages, état de fatigue…), son état biochimique…
     
  • Son problème : vermifugation problématique, rhabdomyolyse, troubles hépatiques…
     
  • Les plantes composant le draineur.

Nous avons donc 3 types d’action des plantes principales pour le drainage :

  • Augmentation de la diurèse (excrétion d’urine), favorisant l’élimination urinaire des toxines hydrosolubles. Cependant, l’obtention de cette augmentation du volume urinaire (augmentation de l’élimination du sodium, potassium, chlorure…) engendre des modifications minérales à compenser.
     
  • Amélioration de la production et de l’excrétion biliaire intéressantes pour éliminer les toxines liposolubles (solubles dans les matières grasses). Il faut cependant s’assurer que les voies biliaires soient libres (ni calcul biliaire ni parasite).
     
  • Protection du foie : cette action est particulièrement recommandée pour les toxiques circulants dans le sang et attaquant le foie.

Les éléments principaux touchant directement le système que nous souhaitons nous intéressent mais aussi pour les éléments autour. En effet, par exemple, les plantes utilisées pour une action hépatique sont amères…

Et comme on dit : « le meilleur médicament du monde, s’il n’est pas pris, ne sert à rien », alors il faut le rendre plus attractif en utilisant un édulcorant comme la réglisse dans certaines préparations. Le choix de la réglisse est problématique puisqu’elle est hyperkaliémiante (augmente le taux de potassium) d’où ne pas utiliser ces mélanges dans les cas d’hyperkaliémie périodique récidivante, de rhabdomyolyse (destruction musculaire), PSSM, ou de chevaux (de façon générale) sujets aux coups de sang.

Prudence est mère de sûreté.

Nous verrons ensuite les plantes utilisées et les adjuvants possibles.

François Kaeffer

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