Rien ne vaut une particularité métabolique ! Acide Urique, Allantoïne et calculs rénaux (Partie 2)

Publié le par François Kaeffer. Editions Alpha et Omega

Dans la première partie de cet article nous avons fait le point sur le couple acide urique / allantoide. 

Parlons de cette voie chez les chevaux et les ânes :

Transformation de l'acide urique en allantoïne. Techniques d'élevage. Tous droits réservés

Transformation de l'acide urique en allantoïne. Techniques d'élevage. Tous droits réservés

La faible solubilité de l’acide urique dans l’eau engendre un risque de cristallisation que ce soit au niveau du rein ou d’une articulation d’où les pathologies qui en découle.

Le risque est plus important au niveau rénal du fait du potentiel acide des urines puisqu’une acidité supérieure augmente le pourcentage de l’acide urique dans le couple acidobasique et donc diminue du même coup la solubilité dans l’eau comme nous avons pu le voir dans la partie 1.

Le passage par une production d’allantoïne limite fortement la problématique des calculs, du fait de sa solubilité très nettement supérieure, sans l’annihiler complétement puisque cette voie n’est pas majoritaire.

Cependant, il existe une autre voie d’excrétion de l’acide urique : la voie intestinale. Cette part de l’excrétion est faible mais elle est métabolisée par les bactéries intestinales. En comptant cette part et avec la métabolisation hépatique de l’acide urique en allantoïne particulièrement efficace pour les ânes.

Nous pouvons donc en conclure que chez les équidés les lithiases rénales ont plus de chance d’être causées par un sel d’oxalate ou de phosphate que par l’acide urique alors que chez l’Homme, ce risque est loin d’être négligeable.

François Kaeffer

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