L’eau dans l’alimentation du cheval

Publié le par Catherine Kaeffer. Editions Alpha et Omega

L’eau est vitale pour le cheval qui a besoin de boire entre 20 et 75 litres par jour suivant sa taille, le climat et le travail fourni. La poulinière a des besoins augmentés de 15 à 30 litres par jour pour assurer la production du lait, riche en eau.

L’eau provient de deux sources : l’eau de boisson et l’eau contenue dans les aliments.

L’eau de boisson doit être potable avec des critères aussi exigeants que pour les humains. Pour les eaux du réseau public, il n’y a généralement aucun problème si les abreuvoirs automatiques sont propres et bacs inspectés et nettoyés régulièrement. Les eaux de pluie nécessitent de vérifier qu’elles n’ont pas été contaminées (ruissellement sur la toiture et dans les gouttières, bac de stockage). Ce risque est plus important suite à une longue période sèche car la première pluie récupère la poussière, les débris de toiture, les déjections et les feuilles qui ont pu pourrir dans les gouttières. Les captages sont très variés en qualité. Mais même avec un captage dans une eau supposée pure, une analyse s’impose au moment de sa mise en service. L’eau de puits peut avoir besoin d’être aérée avant de convenir aux chevaux. Dans tous les cas, l’apparition de désordres digestifs ou bien de symptômes d’intoxication chez plusieurs chevaux doivent amener systématiquement à vérifier la qualité de l’eau et la quantité réellement consommée.

Un aliment contient une part très variable d’eau, le reste étant de la matière sèche. Un foin contient environ 12 % d’eau (donc 88 % de matière sèche), une herbe plus de 80 % (donc moins de 20 % de matière sèche). Un cheval au pré peut donc absorber par l’herbe, plus de 40 litres d’eau. Il s’adapte en baissant sa consommation d’eau de boisson en conséquence. Mais si ce cheval fait de l’endurance en compétition par exemple, il va devoir passer au foin le temps des épreuves et il n’aura souvent pas le temps d’augmenter sa consommation d’eau de boisson pour compenser le déficit d’eau lié au passage herbe / foin. Si on ajoute à cela des besoins augmentés du fait du transport et de l’effort physique, il risque d’être déshydraté et moins performant. La préparation de l’épreuve en ménageant une transition herbe / foin sur quelques jours, et l’abreuvement aussi souvent que possible pendant toute la période permet d’éviter ce phénomène.

Beaucoup de chevaux ne boivent pas assez pour leur santé. Certains sont des « goûteurs d’eau » et vont refuser ou limiter leur consommation de toute eau qui n’a pas le goût habituel. La solution peut être d’ajouter de temps en temps un peu de sirop de fruit à l’eau. Ainsi, à l’extérieur, vous pourrez facilement donner à l’eau « étrangère », un goût « comme à la maison ». Une attention particulière est à porter aux chevaux âgés, malades ou blessés. Ils doivent avoir en permanence de l’eau propre sans avoir besoin de se déplacer. Sinon, ils risquent par fatigue ou par douleur de ne pas boire assez. Et l’eau est le premier drainant de l’organisme.

Catherine Kaeffer

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Cheval de trait qui boit. Techniques d'élevage. Tous droits réservés

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