Qui est dans mon crottin ? Modélisation des parasites les plus fréquents et astuces pour les identifier

Publié le par Anne ANTA. Editions Alpha et Omega

Qui est dans mon crottin ? Strongle, ténia... ?

Pour vous aider demain à reconnaître plus facilement qui se cache dans votre crottin : voici une présentation de la morphologie des parasites équins.

Je remercie ceux qui ont accepté de "jouer le jeu" sur Facebook et qui m'ont permis de répondre plus précisément aux questions qui se posent.

Qui peut-on trouver dans un crottin à l'œil nu ?

C'est pour répondre à cette question que je vous propose ce petit jeu de reconnaissance à partir de modélisations en tailles réelles de ce que l'on peut retrouver dans un crottin comme parasites internes... Alors, les reconnaissez-vous ?

Pour les couleurs, la matière utilisée pour le modelage ne gère pas la transparence et j'ai essayé de me rapprocher de ce que l'on rencontre naturellement... même si, dans les faits, la couleur peut varier notablement pour certaines espèces.

Modélisation des parasites du cheval. Tous droits réservés à Techniques d'élevage

Modélisation des parasites du cheval. Tous droits réservés à Techniques d'élevage

Vous trouverez donc dans l'image ci-dessus :

1 - Le plus gros, blanc et vermiforme, c'est un parascaris equorum (pour info, il est "petit" car on peut le faire jusqu'à 40 cm de long), on comprend mieux en le manipulant qu'il soit à l'origine de bouchons dans l'intestin. Attention certains interlocuteurs pourront vous parler "d'ascaris" et c'est souvent de lui qu'il s'agit même si ce nom n'est pas le bon.

2 et 3 : une pointe effilée (presque transparente quand il est frais), ce sont des oxyures, ici, des femelles jeunes ou plus vieilles.

4 : une pointe effilée et très petit, c'est un oxyure mâle.

5 et 6 : ce sont des dictyocaulus, reconnaissables à leur port légèrement arqué et leur allure de fil assez long. Les deux extrêmes au niveau taille ont été représentés.

7 : le fameux "grand strongle", pas toujours rouge vif sauf après un vermifuge. S'il meurt naturellement ou qu'il est en fin de cycle, il a une couleur plus sombre, marron.

8 : le petit strongle... presque invisible sauf en grand nombre, après un vermifuge ou au printemps, car souvent hyper vif et d'une belle teinte rouge vif. Par contre, quand il est en fin de cycle, il a une couleur plus neutre (marron, rouge sombre) et forcément il ne bouge pas ce qui le rend très discret.

9 et 10 : Anoplocephala (perfoliata en raison de la taille choisie), en entier et seulement son sac ovigère à côté. Attention certains interlocuteurs pourront vous parler "de ténia" parce qu'il est "plat" mais chez le cheval le taenia n'existe pas... ce sont des anoplocéphales.

11 : la larve de gastérophile qui est un "classique" pour les propriétaires de chevaux. Il n'y a pas de moyen de différencier les sous-espèces sans examen attentif.

Pour conclure : ces modèles ont été faits en pâte à modeler et j'ai trouvé que c'était un excellent moyen de se familiariser avec les formes et les tailles des différents parasites. Un exercice sympathique et ludique pour prendre en main sans difficulté, manipuler et avoir une vision différente des parasites par la suite.

Anne ANTA

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Parascaris, strongle et oxyure modelisés sur une main. Tous droits réservés à Techniques d'élevage

Parascaris, strongle et oxyure modelisés sur une main. Tous droits réservés à Techniques d'élevage