Pourquoi un aliment en petite quantité, ne peut pas corriger un fourrage ?

Publié le par Catherine Kaeffer. Editions Alpha et Omega

Après avoir regardé l’équilibrage d’une ration « maison » intéressons-nous à celui d’une ration utilisant un aliment industriel contenant des additifs.

Comme je l’ai dit précédemment, le fourrage idéal, vous ne le trouverez pas plus que beurre en broche. On peut avoir un très bon foin, un excellent foin, il est d’un terroir dont il a pris les caractéristiques. Il a été coupé à un stade, pas à un autre. Il est excellent mais jamais idéal… d’autant plus que la notion d’« idéal » s’entend par rapport aux besoins du cheval et que forcément si vous avez des chevaux différents, « l’idéal » de l’un ne sera pas « l’idéal » de l’autre.

Si votre cheval n’a pas besoin de beaucoup d’aliment ce qui est le cas de nombre de chevaux de loisirs, vous êtes dans une situation que l’on peut résumer par ce schéma. En vert, le fourrage apporte la quasi-totalité des grands nutriments nécessaires : fibres, lipides, glucides, protéines, calcium et phosphore. Donner une grande quantité d’aliment en sus serait délétère. Donc vous arrivez à 1 ou 2 litres voire à la fameuse poignée symbolique. J’ai figuré ces 1-2 litres en bleu sur le schéma ci-dessous.

Force est de constater qu’il n’est pas possible que cette petite quantité d’aliment (et je parle bien d’un aliment pas d’un complément minéral vitaminé), puisse vous corriger les manques du fourrage.

Equilibrage d'une ration avec peu ou beaucoup d'aliment industriel. Techniques d'élevage (R) Tous droits réservés

Equilibrage d'une ration avec peu ou beaucoup d'aliment industriel. Techniques d'élevage (R) Tous droits réservés

Par contre, si votre cheval avait besoin de beaucoup d’aliments, on serait dans une situation de ce type. La quantité d’aliment en bleu est suffisamment importante pour que les minéraux inclus dans l’aliment soient apportés en quantité suffisante pour couvrir les besoins.

On en arrive à ce paradoxe. Plus le cheval a des besoins importants, mieux il est nourri et moins il a de carences. Alors que les chevaux à plus faibles besoins, ont plus facilement des carences. Ainsi :

Une jument gestante est plus souvent en carences minérales qu’une allaitante dont les besoins (y compris en minéraux) sont beaucoup plus importants.

Un cheval de sport de bon niveau et de grande taille a moins de chances d’être en carences qu’un petit cheval qui sort 3 fois dans la semaine pour une balade.

Qui l’eut cru ?

 Catherine Kaeffer

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