De l'intérêt sanitaire du troupeau

Publié le par François Kaeffer. Editions Alpha et Omega

Souvent nous recherchons une cause spécifique au cheval (génétique, âge, histoire, traitement, comportement, alimentation spécifique...) alors que la cause est environnementale (conditions météorologiques, intoxication alimentaire, parasitisme, composition du pâturage, particularités du sol...) et vice versa. Techniques d'élevage fait le point

Outre l'intérêt social et moral pour le cheval de se trouver dans un troupeau ou en compagnie de congénères, la vie en troupeau a aussi des conséquences sur la façon de raisonner en cas de problème sanitaire.

Il n'est pas rare qu'un propriétaire cherche une solution pour un problème sur son cheval alors que ce dernier est en pré avec quelques compagnons.

Souvent nous recherchons une cause spécifique au cheval (génétique, âge, histoire, traitement, comportement, alimentation spécifique...) alors que la cause est environnementale (conditions météorologiques, intoxication alimentaire, parasitisme, composition du pâturage, particularités du sol...) et vice versa.

Pour un cheval à problèmes et vivant seul, il faut envisager toutes les possibilités... Un casse-tête épouvantable !

Par contre, s'il partage son espace avec des congénères, en regardant l'état de santé des autres chevaux, il est possible de cibler l'analyse.

  • Soit les autres n'ont pas ses problèmes, alors la cause est spécifique à ce cheval

  • Soit les autres ont le même problème (avec les variations individuelles), alors la cause est commune.

Prenons un exemple : le cheval a fait une colique gazeuse.

Pour rappel, le terme colique est un terme générique pour désigner les douleurs abdominales qu'elles soient d'origine digestive ou autre. Ici ce sont les gaz produits dans le système digestif qui créent cette douleur.

Forcément, gaz = fermentation = flore bactérienne détraquée. Certes, certes... Mais c'est un peu court.

En effet, nous avons de nombreuses raisons d'avoir un cheval avec une flore détraquée, ce n'est pas ce qui manque :

  • Raisons spécifiques au cheval : un péristaltisme ralenti (lié à l'âge par exemple), une transition alimentaire mal gérée, une obstruction (chéloïdes, torsions...), une inflammation, un traitement médicamenteux...

  • Raisons environnementales : alimentation sur un pré surpâturé (présence de fructanes et excès d'azote non protéique avec les jeunes pousses), foin contenant des légumineuses, parasitisme, intoxication... La symptomatologie peut varier mais tous (ou presque) les chevaux présenteront des troubles digestifs.

A noter que rien n'empêche des combinaisons : un cheval d'âge avec son péristaltisme ralenti s'alimentant préférentiellement sur les jeunes pousses tendres parce qu'il a mal aux dents... Un exemple parmi tant d'autres.

Alors, une fois l'urgence passée avec l'aide du vétérinaire, se lancer à corps perdu dans les pré-pro-postbiotiques n'est pas forcément l'idéal. C'est une aide mais non la solution. Finalement, pour notre cheval, l'orienter vers une alimentation stimulant son péristaltisme et l'empêcher de manger l'herbe rase (moins de 5 centimètres) ou retirer le lot de foin contaminé selon les cas, seront des solutions plus efficaces et sur plus long terme.

François Kaeffer

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Cheval au pâturage. Techniques d'élevage (R). Tous droits réservés

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